Une marche blanche dans le recueillement pour Karina Antunes Gama de Souza

société
Marche blanche pour Karina le 4 juin
le cortège de voiture précédé de la famille de Karina accompagnée par la maire de Cayenne ©Isabel Lerouge
Karina Antunes Gama de Souza a été retrouvée morte à Cacao dans des circonstances floues. Elle était enceinte de 3 mois. Sa famille plongée dans l'affliction se mobilise pour que ce crime ne reste pas impuni. Ce 4 juin, une marche blanche s'est tenue à Cayenne en mémoire de la jeune femme de 23 ans.
Ce n'était pas une marche blanche, au sens habituel du terme, les rassemblements de plus de 10 personnes étant interdits dans le contexte de crise sanitaire covid. Alors ce fut une procession de voitures précédée, néanmoins, d'une partie des membres de la famille à pied qui portaient une banderole : "STOP AU SILENCE? STOP FEMINICIDE - Les femmes de Guyane crient au secours"
La manifestation était organisée par la famille de la victime, persuadée que le compagnon de Karina est responsable de sa mort.


Un cortège recueilli jusqu'à l'hôtel de ville

Il n'y a pas eu de discours, juste un cortège parti de l'avenue de la République en passant par le boulevard Mandela, l'avenue de Gaulle pour arriver à l'hôtel de ville de Cayenne.
Sur les passage de la procession d'une trentaine de véhicules, des passants qui ont manifesté leur soutien, en sortant sur les pas de porte des magasin dans un silence recueilli et affichant des pancartes.
Marche Karina
©Isabel Lerouge


D'autres actions contre le féminicide prévues

Dans le cortège, il y avait les membres et amis et en tête de cortège aux côtés de la mère de Karina, Neuza, sa tante Telma, ses cousines et cousins, il y avait aussi Lesly Porte de l'association l'Arbre Fromager et la maire de Cayenne, Marie-Laure Phinéra Horth. 
A la mairie, un court entretien a eu lieu dans le bureau de la maire qui a confié être particulièrement sensibilisée aux situations de violence dans le cadre familial et conjugal.
L'avocat de la famille, maître Jérôme Gay a annoncé que d'autres actions de types étaient prévues, une fois par mois, afin qu'en cette période de pandémie, on n'oublie pas que le féminicide existe et perdure.
Les Outre-mer en continu
Accéder au live