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Une multiplication inquiétante d'affaires de squats en Guyane

La problématique des squats en Guyane est de plus en plus prégnante. L'affaire des squatteurs de la rue Payé délogés par l'association des Grands frères le montre. Les squats se multiplient et à la cité Ploermel, à Cayenne, un propriétaire se bat pour déloger de son terrain des occupants illégaux.

Un propriétaire en but avec les squatteurs à la cité Ploermel à Cayenne © Jocelyne Helgoualch
© Jocelyne Helgoualch Un propriétaire en but avec les squatteurs à la cité Ploermel à Cayenne
  • Jocelyne Helgoualch
  • Publié le , mis à jour le
Au bord de la route de Raban à Cayenne, derrière les arbres, se trouve le domicile de Renie Samuel et de sa femme. Cet artisan de 63 ans a lancé, il y a maintenant 5 ans, une procédure d’expulsion à l’encontre de sa voisine qui occupe illégalement une partie de son terrain. 5 ans qu’il se bat, multiplie les procédures et dénonce des violences.
 

Batailler durement pour récupérer son bien

Renie Samuel continue à payer des impôts pour un terrain et une habitation qu’il n’occupe pas. Tout a commencé après le décès de sa mère en 2013. Elle avait loué cette petite maison à une femme originaire du Guyana mais sans avoir rédigé le moindre contrat de location.
Le squat est devenue une jolie petite maison qui s’est agrandie au fil des ans. Aujourd’hui, le squat empiète aussi sur l’ancienne terrasse de Mr Samuel et il n'y plus aucun accès à l’arrière de sa maison.
Les conflits de voisinage ont pris des proportions démesurées avec de nombreuses plaintes de part et d’autre et l’intervention fréquente de la police. Un médiateur a même été nommé mais sans succès.
Du côté des squatteurs on se défend. Ils se justifient d’avoir occupé et fermé une partie du terrain en raison de la violence du propriétaire en rappelant qu’il refuse de signer le moindre contrat :

"Il faut que je me protège, je vis ici, il me l’a loué donc je dois protéger mes petits enfants et ma fille parce qu’il frappe les enfants, j’ai un certificat médical. Il a tiré ici. Voyez tout ce que j’ai construit, tout ce que j’ai investi. Si il m’indemnise, je quitterai l’endroit mais il ne veut pas, il veut que je parte pour le relouer, je ne peux pas l’accepter, imaginez qu’on vous le fasse, vous diriez non ."


Renie Samuel ne veut qu’une chose et il le répète à l’envi : le départ de la famille.
C'est un exemple parmi tant d’autres en Guyane, d’une situation qui dégénère et ne trouve pas de solution. Avec des propriétaires fatigués de se battre pour récupérer leur bien et des squatteurs convaincus d’être dans leur droit. Tout cela sur fond de misère et de manque cruel de logements en Guyane.
Et la justice qui ne tranche pas.

Le reportage de Guyane la 1ère


 

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