Nouvelle venue dans le paysage médiatique guyanais, radio Mi lobi sera lancée officiellement le 15 octobre à Maripa-Soula et Papaïchton

médias
Radio Mi Lobi avec Luisinette
©Fabrice Juste
Guyane la 1ère peaufine ce projet depuis un an. Installer dans la vallée du Maroni une web radio pour connecter tous les territoires de Guyane. Devenue réalité la radio Mi lobi a commencé à émettre au mois de septembre, elle va démarrer officiellement le 15 octobre.
Radio Mi lobi (J'aime en bushi tango) est une web radio mise en place selon le système WikiRadio. Les premières communes à émettre de leur studio numérique sont Maripa-Soula et Papaïchton. Une nouvelle avancée pour le rayonnement de Guyane la 1ère sur le territoire Guyane voulue par Jean-Claude Ho Tin Noé, le directeur de Guyane la 1ère :

Fruit d'une réflexion sur le devenir de la Guyane, ce projet de web radio dans les communes isolées est une déclinaison de la marque Guyane la 1ère. Il s'inscrit dans la modernité et se doit de lutter pour réduire les fractures territoriales et communautaires de Guyane... ce dispositif web est amené à se développer dans d'autres communes comme : Camopi, Taluen ou Antecume Pata, Grand-Santi Apatou... il s'agit de faire le maillage du pays bushi nengué et du pays amérindien.


Démarrage de Radio Mi lobi avec 4 animateurs

Des contributeurs ont été recrutés et formés pour animer Radio Mi Lobi, ils sont de Maripa-Soula et PapaÏchton 
Les animateurs de radio MiLobi
A gauche : Ignace Djaba, Agouinti Kerth, Richard Dekon et Olivier Afokati ©Fabrice Juste
Ces jeunes issus du cru sont très motivés à l'image de Agouinti Kerth :

 Je suis très heureux de collaborer... car la création de cette web radio signifie que les populations issues des communes de l'intérieur de la Guyane ne seront plus laissées pour compte et pourront être écoutées de tous.

Olivier Afokati qui est de Papaïchton considère que :

... il est très important pour les populations des communes isolées d'avoir et de s'approprier Mi lobi comme étant leur radio, car selon moi une commune sans radio est une commune morte.


Pour écouter cette radio du web, il vous suffit de taper sur votre navigateur www.radiomilobi.com - téléchargez l'application gratuite Mi lobi sur Google play et Apple store.

Trois questions à Robert Rose, chef de projet radio Mi Lobi
Depuis combien de temps travaillez-vous sur ce projet de web radio pour les communes de l’intérieur?
Je travaille sur ce projet depuis le mois d’avril 2018. Ce projet est né d’une intuition du Directeur Régional, M. Jean-Claude Ho-Tin-Noé, un rêve, une utopie pour certains, que nous sommes en passe d’accomplir.
Cette solution de Radio en ligne nous permettra de :
- constituer un maillage du territoire pour une couverture efficace du terrain par des technologies puissantes et légères,
- mettre en réseau des intelligences et révéler des compétences nouvelles,
- participer au décloisonnement déjà bien avancé en informant nos auditeurs et internautes avec la rigueur du service public toujours au service du public.
Quelles ont été les difficultés rencontrées lors de la mise en oeuvre de ce projet ?
Mi Lobi comporte une probabilité très élevée de risques, il a donc fallu trouver des solutions adaptées à chacun des obstacles (technologies imposées, distances, énergie électrique, etc.). Par exemple, s’agissant du réseau de communication et de l’Internet, nous avons dû nous greffer à un ancien projet de la Collectivité Territoriale, Guyane numérique.
Les enjeux sont de tous ordres, sociaux, sociétaux, linguistiques, éducationnels et d’information afin que cette web radio et les autres communes d’implantation à venir soient pérennes.
A quelques heures de l'inauguration, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Un rêve qui se transforme en projet pour ensuite devenir une réalité est un processus où chaque écueil, chaque avancée apporte ses remises en question constantes, ses remarquables poussées d’adrénaline, mais aussi, au gré des réussites, une confiance grandissante combinée à une grande humilité devant la contribution de Guyane la 1ère à proposer et accompagner le changement. Si nous demeurons conscients que nous ne sommes pas à l’abri d’un risque, nous croyons en ce rêve et continuons à travailler d’arrache-pied pour qu’il se concrétise et pour que tout soit opérationnel le moment venu.

Entretien Georgy Wilson
Les Outre-mer en continu
Accéder au live