Clapotis des débutants au fil des coups de rames

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Clapotis des débutants au fil des coups des rames
A raison de deux heures par jour du lundi au vendredi, les enfants apprennent les rudiments du canoë-kayak. ©Isabel LEROUGE
Durant les grandes vacances, les clubs de canoë-kayak de Guyane n’ont pas raccroché les rames, malgré l’épidémie de Covid-19. A Rémire, l’Association Sportive Plein Air de Guyane (ASPAG), propose des stages pour les enfants sur les eaux du lac du Rorota.
Un premier coup de rame. Puis un second. Sur le miroir aux eaux moirées du lac Saccharin, en bordure du sentier du Rorota, les canots rouges, jaunes, verts, glissent doucement. Entre deux éclats de rires. Vêtus de gilet de sauvetage écarlates, une dizaine de jeunes kayakistes jouent à la balle au prisonnier. Un spectacle aquatique qui interrompt la quiétude des kikiwis, nichés dans les arbustes.
 

Des stages trés prisés


Comme chaque année, l’Association Sportive Plein Air de Guyane (ASPAG) organise des stages sur les différents plans d’eau de Guyane. Le lac du Rorota, mais aussi celui de Petit-Saut. 
Une bouffée d’air pour les enfants et un moment de quiétude pour les parents après plusieurs mois de confinement. Beaucoup ont choisi de rester en Guyane cette année pour les grandes vacances, à cause des contraintes liées à la Covid-19.
 
Clapotis des débutants au fil des coups des rames
Gaël HOUITTE, l'aspirant-moniteur, est fier des nouveaux kayakistes. ©Isabel LEROUGE
 

«  Tous les stages sont pris d’assaut. On reçoit des coups de fil de parents un peu désespérés qui nous demandent de prendre les enfants. Ils ne savent plus comment les occuper à la maison ou bien ils n’ont pas trouvé de place en centre aéré ou d’autres moyens de garde. »

Gaël HOUITTE, aspirant moniteur à l’ASPAG


Pour Ilyess, le canoë est une nouvelle passion. Le jeune garçon n’est pas un adepte du football comme son papa, mais grâce à des amis, il a découvert, pendant un week-end au carbet, les joies de ce sport nautique.
Clapotis des débutants au fil des coups des rames
Ilyess préfère le canoë-kayak au football. ©Isabel LEROUGE

Désormais, c’est sur l’eau qu’il aime évoluer, zigzaguer, déraper… et surtout jouer.
 

« J’ai appris de nouveaux jeux. J’ai appris comment tourner de façon plus rapide, comment reculer. Et surtout des jeux. Un jeu de course en marche arrière. »

Ilyess LOTFI-EL-IDRISSI


Dans son juste-haut corps rose, Luna est une élève appliquée mais volubile. Son jeu de prédilection : faire tomber les moniteurs de leur canoë. La jeune fille apprécie aussi les instants plus tranquilles des balade sur le plan d’eau.
 

« Parfois, on fait le tour du lac pour se préparer à jouer »

Luna BOSCU


Le canoë-kayak surfe sur sa bonne fortune : il est l’un des rares sports de plein air autorisés durant la pandémie du coronavirus.
 
Clapotis des débutants au fil des coups des rames
Les enfants apprécient les exercices et les jeux proposés. ©Isabel LEROUGE

L’association a donc mis en place tout un protocole pour le pagayeur. Des gestes qui rassurent les parents.
 

« Ils prennent un gilet en début de semaine et toute la semaine, ils gardent le même gilet. Et puis on a des produits, des sprays dans le container. Ils mettent un coup de chiffon sur le kayak avant de le ranger. »

Gaël HOUITTE, aspirant moniteur à l’ASPAG


Les stages d’une semaine se déroulent du lundi au vendredi jusqu’au 28 août. L’objectif : susciter des vocations et donc attirer de nouveaux licenciés pour la rentrée.
 
Stage de canoë kayak au lac du Rorota.
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