5 cas de Coronavirus en Guyane : ce que l'on sait...

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Le CHOG de Saint-Laurent du Maroni
Le CHOG de Saint-Laurent du Maroni ©Eric Léon
5 personnes diagnostiquées au COVID 19 en Guyane. Leur état de santé n’est pas inquiétant.  Elles revenaient d’un rassemblement religieux se tenant à Mulhouse.  Les autorités donnaient une conférence de presse à 17h afin d’apporter des éclaircissements.  
 
En toute transparence, les autorités ont donné une conférence de presse afin de livrer des précisions sur les 5 cas de Coronavirus diagnostiqués en Guyane.  En toute transparence, car il était possible de voir les échanges en direct sur le facebook live de l’ARS. L’heure est à la vigilance, à la prudence mais surtout pas à la psychose. Les cas viennent tous de Saint-Laurent et présentent la forme bénigne de la maladie. Une enquête a commencé  pour mesurer l’impact de l’épidémie dans leur environnement.

 

  • Ce que l'on sait

5 cas de Coronavirus avérés sont identifiés à Saint-Laurent du Maroni. Ils revenaient d’un rassemblement religieux de l’Eglise de la Porte chrétienne qui s’est tenu à Mulhouse (Grand Est) du 17 au 24 février. C’est l’alerte de la communauté qui a permis d’identifier les patients contaminés. Le mardi 3 mars, en effet, 7 cas de contamination étaient signalés à Mulhouse. Parmi les milliers de personnes présentes, des habitants de Saint-Laurent. Une alerte de l’ARS a permis de les retrouver et de les tester. 6 personnes étaient  suspectées. 5 d’entre-elles présentaient effectivement la forme bénigne du Coronavirus.   
 
  • Qui sont les personnes infectées ?

Selon l’ARS, il est important que ces personnes gardent l’anonymat : trois enseignants, un personnel de santé du CHOG (le centre hospitalier de l’Ouest guyanais),  le dernier serait un membre de la communauté religieuse. Les malades sont rentrés de l’hexagone à des dates différentes. Elles sont à l'isolement. Leur état de santé n’est pas inquiétant. 
 
  • Quelles sont les mesures prises ?

Une cellule de crise se réunit tous les matins à 7h30. L’ARS a commencé une enquête. Elle est chargée d’identifier les personnes que les contaminés ont pu approcher durant leur incubation.  Il faut au moins avoir passé un quart d’heure à moins de 1 mètre 2h avant le début des troubles. Un questionnaire a été distribué. Les malades doivent renseigner les autorités sanitaires sur leurs déplacements. Des analyses seront effectuées sur les individus approchés depuis leur retour en Guyane.