Coronavirus : L'abattoir de Mana remis en service pour assurer l'approvisionnement en viande locale à l'ouest de la Guyane

coronavirus saint-laurent-du-maroni
La viande locale
©Eric Léon
Avec la crise du coronavirus, certains produits viennent à manquer. Exemple, dans l’ouest, la viande locale était en rupture de stock. Alors, l’abattoir de Mana, qui avait décidé de fermer est revenu sur sa décision. 
Ce jeudi matin, un abattage exceptionnel a eu lieu, afin de répondre à la demande des consommateurs mais aussi pour permettre aux éleveurs de ne pas être trop impactés par la crise sanitaire.
Ici, 100 tonnes d’animaux de boucherie  sont abattus tous les ans. 2 fois par semaines, 5 porcs et 5 bovins passent par l’abattoir de Mana. Un moyen de lutter contre les abattages clandestins mais aussi de satisfaire les circuits courts de distribution. En ce temps de crise, la viande locale de l’ouest guyanais vient à manquer. Alors, sur la base du volontariat, une campagne d’abattage a été organisée explique Celia Schwaederle, la directrice du pôle alimentaire de l’ouest Guyanais et de l’abattoir de Mana :

... on est le minumum requis pour assurer la chaîne d'abattage. 3 personnes pour pourvoir assurer les commandes... Le service minimum va vraiment dépendre des activités dérogatoires qui vont peut-être évoluer au fur et à mesure de la crise...


Une réponse à  la demande des boucheries, des grandes surfaces et donc du consommateur, mais cette initiative a aussi pour but de permettre de sauver la filière bovine de l’ouest déjà fragile ... cela coûte cher en aliments de  garder des animaux d'autant que les producteurs ne font à ce moment aucun chiffre d'affaire.
 

Une gestion des stocks de viande stabilisée

Dans une grande surface, au rayon boucherie, alimentée par la viande de l’hexagone, mais aussi par de la viande locale de toute la Guyane, Stéphane Govin, directeur, constate que : si après l’annonce du gouvernement d’un confinement, les rayons avaient été pris d’assaut, aujourd’hui, les stocks sont stabilisés. Les responsables des enseignes alimentaires sont tous unanimes, il n'y a pas d’inquiétude à avoir, les  stocks ont été anticipés. L’acheminement des containers se fait normalement et régulièrement. Et c'est justement le comportement des consommateurs, qui thésaurisent des aliments de manière prématurée, qui peut être source de pénurie. Cela perturbe le processus d’approvisionnement.  
 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live