Malgré les mesures de fermeture en raison de la crise Covid, la frontière entre la Guyane et le Suriname demeure poreuse

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Départ de pirogues à la Charbonnière à Saint-Laurent
Départ de pirogues à la Charbonnière à Saint-Laurent ©Karl Constable
Depuis le 14 mars la frontière entre la Guyane et le Suriname est fermée des deux côtés. Pourtant de nombreuses pirogues continuent de faire la liaison entre Albina et Saint-Laurent-du-Maroni, avec à bord des marchandises qui viennent alimenter la vie économique des deux villes transfrontalière.
Au quartier de la Charbonnière un mercredi après-midi, il n’est pas difficile de trouver une pirogue pour aller au Suriname. Il suffit  de payer 20 euros au lieu des 12 euros réclamés par les piroguiers avant la crise sanitaire. Pendant plus d’une heure de nombreuses pirogues accostent avec à leur bord des passagers et des marchandises venus du Suriname. Comme ce guyanais, ils sont nombreux à continuer de faire leurs courses de l’autre côté du fleuve.

La frontière n'est pas vraiment fermée parce qu'on laisse les gens passer... qui?... les surinamais là-bas... Après le couvre-feu c'est plus compliqué de traverser la frontière...

Débarcadère à la Charbonnière à Saint-Laurent
©Karl Constable
Depuis le 14 mars les deux pays frontaliers ont fermé leurs frontières. Pour contrôler les pirogues côté français, les policiers et les gendarmes travaillent conjointement et contrôlent les berges avec le dispositif de surveillance fluvial. Présenté en juin dernier à Annick Girardin alors ministre des outre-mer, depuis de nombreuses opérations de contrôles ont étaient réalisées.

Surveiller les pirogues qui pourraient traverser malgré la fermeture de la frontières, contrôler les marchandises, les personnes présentes pour s'assurer qu'il n'y a pas de trafic de marchandises illégales ou de stupéfiants... nous menons régulièrement ces opérations dans ce quartier là, une fois par semaine environ et cela sera amené à se répéter dans le futur.

Thibault Galaud commandant de la compagnie de Saint Laurent du Maroni

Les gendarmes en opération de contrôle à Saint-Laurent
©Karl Constable
Des actions qui limitent seulement les échanges entre la France et le Suriname qui partagent plus de 500 km de frontière. Difficile donc de rompre les liens économiques et sociaux avec son voisin.
Une relation inévitable et nécessaire pour la survie des habitants de ces zones frontalières. 
 
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