Le tribunal administratif confirme la légalité de l'élection de Sophie Charles à la tête de la mairie de Saint-Laurent

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Sophie Charles maire de Saint-Laurent
Sophie Charles maire de Saint-Laurent prononce son discours d'investiture ©Mairie de Saint-Laurent
Fin du suspense, le 29 juin, le tribunal administratif de la Guyane a rejeté le déféré préfectoral contestant l’élection de Sophie Charles en tant que maire de la commune de Saint-Laurent.
La décision est tombée sans surprise en fin de matinée. Le tribunal a reconnu une simple erreur matérielle. En effet la feuille de proclamation des résultats rendue publique le 15 mars, contenait 41 noms de conseillers élus, au lieu de 43. Il manquait les noms de Sophie Charles et de Lénaïck Adam. Or, Sophie Charles a été désignée maire de Saint-Laurent par les conseillers municipaux. Une élection contestée par le préfet estimant qu’il y avait irrégularité dans la constitution du conseil municipal du fait de l’absence des deux noms dans la colonne "conseillers municipaux élus".


Une simple erreur de colonne

Le tribunal administratif a jugé que « l’omission de Mme Sophie Charles et M. Lénaïck Adam dans la colonne « Nom et prénom des conseillers municipaux élus » ne constituait qu’une simple erreur matérielle, et tant Mme Sophie Charles que M. Lénaïck Adam devaient être regardés comme étant des conseillers municipaux élus de la commune deSaint-Laurent du Maroni ».
Le tribunal administratif a donc rejeté le déféré du préfet de la Guyane, « celui-ci n’étant pas fondé à soutenir que les opérations électorales en vue de la désignation de Mme Sophie Charles en tant que maire de la commune de Saint-Laurent du Maroni auraient été entachées d’irrégularité ».
Le déféré, en clair, la demande de modification, du préfet visait à rectifier plusieurs erreurs commises lors de la retranscription d’un procès verbal dans l’un des bureaux annexes à l’issue du 1er tour des élections le 15 mars dernier.