Ouverture de la PMA : les femmes pourront désormais avoir recours à la procréation médicale assistée

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Les femmes lesbiennes et célibataires pourront désormais avoir recours à un parcours de PMA en France, PMA pour procréation médicale assistée. C’est la conséquence de l’adoption le 29 juin dernier de la loi bioéthique et sa mesure phase d’ouverture de la PMA à toutes les femmes.

Les femmes lesbiennes et célibataires pourront désormais avoir recours à un parcours de PMA en France, PMA pour procréation médicale assistée. C’est la conséquence de l’adoption le 29 juin dernier de la loi bioéthique et sa mesure phase d’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Des candidates qui en bénéficiant des mêmes droits que les couples hétérosexuels,  - c’est déjà le cas actuellement pour les couples infertiles - pourront avoir recours à la PMA jusqu’à 43 ans.

Une réforme 

Avant l’adoption de la nouvelle loi de bioéthique, seuls les couples hétérosexuels mariés, pacsés ou en concubinage ayant des problèmes de fertilité constatés par un médecin pouvaient y avoir recours, ainsi que si l’un des membres du couple était porteur d’une maladie grave pouvant être transmise à leur bébé. Ces pratiques médicales étaient encadrées par la dernière loi relative à la bioéthique, du 7 juillet 2011. Pour concevoir un enfant, les couples lesbiens et les femmes seules, elles, devaient se rendre à l’étranger pour réaliser cette procédure.

En Guyane, un manque d'infrastructures

Toute patiente souhaitant bénéficier d’une aide médicale à la procréation doit avoir plusieurs entretiens avec un médecin ou une équipe médicale spécialisée en fertilité. Et en Guyane la structuration s’arrête ici. Une convention avec l’hôpital Bichat dans l’hexagone permet de poursuivre le processus. Les injections de stimulation sont faites sur place mais les prélèvements à Paris. Des couples ont un temps pu bénéficier d’un suivi local mais le seul médecin qui pratiquait la fécondation in vitro, une technique de PMA est aujourd’hui à la retraite. Compte tenu de la forte demande en Guyane, il est grand temps de restructurer cet accompagnement. Un laboratoire de FIV doit voir le jour à l’hôpital de Kourou. Selon les professionnels l’aide à la fertilité représente l’un des plus gros post d’évacuation sanitaire de Guyane.