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Parc amazonien : des patrouilles pour dissuader les garimpeiros

Depuis le 30 janvier, 14 agents du Parc Amazonien de Guyane sont désormais assermentés pour détruire le matériel des orpailleurs. Ils peuvent également porter une arme de poing. Sur le terrain, ces nouvelles compétences donnent déjà des résultats. 

La maison du Parc Amazonien à Saül © Jocelyne Helgoualch
© Jocelyne Helgoualch La maison du Parc Amazonien à Saül
  • Jocelyne Helgoualch
  • Publié le , mis à jour le

Guerre des nerfs 


Antonio Lopez est le chef de la délégation centre du parc amazonien de Guyane. Il travaille principalement à Saül, petit village niché au cœur de la foret équatoriale. Antonio Lopez fait partie des 14 agents du Parc à être commissionnés et assermentés pour intervenir dans la lutte contre l’orpaillage illégal. Ils peuvent saisir ou détruire le matériel des chercheurs d’or. Ils ont aussi le droit de détenir une arme de poing durant leur service.
Des changements qui ont porté leurs fruits lors de leur dernière mission du Parc Amazonien sur la crique Alicorne connue pour être un secteur orpaillé.

Antonio Lopez le confirme :

"Le but est de surprendre les garimpeiros. Ils ne s'attendent pas à nous voir. Nous les harcelons quotidiennement" 


Protéger la forêt 


Le Parc Amazonien de Guyane collabore régulièrement avec les forces de l’ordre dans des missions de lutte contre l’orpaillage clandestin. A Saül, la présence régulière de  gendarmes a permis d’éloigner les garimpeiros du village et des alentours. Mais la pression des orpailleurs reste forte. Les agents du parc amazonien préparent leur prochaine mission. Leur but avant tout de protéger la forêt.


 Antonio Lopez l'assure :

"Nous multiplions les patrouilles dissuasives pour que l'on voit qu'on est là"


Le Parc amazonien a comptabilisé récemment 171 sites  illégaux dans le secteur du parc. Saül reste malgré tout préservé loin des frontières du Surinam et du Brésil, plus difficile d’accès mais l’orpaillage n’a pas disparu pour autant. Dans le secteur de Saul, 8 sites illégaux seraient toujours actifs selon le dernier rapport du Parc.

Le reportage de Guyane la 1ère

 

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