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Les personnels de la vie scolaire du lycée Balata continuent à exercer leur droit de retrait pour dire non à la violence

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Lycée de Balata, le droit de retrait des personnels continue
Sans personnel supplémentaire pour gérer la vie scolaire, les cours ne reprendront pas ©DR
Depuis 11 jours le personnel de vie scolaire du lycée Balata dénonce la violence au sein de l’établissement. Ils sont soutenus par les enseignants. Ils réclament 6 surveillants supplémentaires pour faire face à l'augmentation du nombre d'élèves : + 300 depuis la rentrée. 
 
Depuis 11 jours le personnel de vie scolaire dénonce la violence au sein de l’établissement. Ils ont cessé le travail depuis la semaine dernière et sont  soutenus par les enseignants.  Ils réclament  6 surveillants supplémentaires pour faire face à l'augmentation du nombre d'élèves : + 300 depuis la rentrée. Le droit de retrait du personnel de la vie scolaire se poursuit et les grévistes maintiennent le mouvement jusqu'à lundi.


Une mobilisation pour dire non à la violence

Onze jours de mobilisation pour le personnel du lycée de Balata qui exerce un droit de retrait pour dénoncer la violence au sein de l'établissement.  Les rencontres avec la collectivité territoriale de Guyane et le rectorat ont eu lieu, mais n’ont pas convaincu. Les enseignants disent être dans l’attente de réponses concrètes voire plus adaptées à la situation. Ils restent mobilisés.
Philippe Bouba professeur Balata co-secrétaire sud éducation Guyane explique : 

« Il y a des problèmes actuellement pour l’accueil des élèves. On se bat pour reprendre le travail mais pas à n’importe quel prix Depuis le 1er octobre il n’y a pas d’enseignement, nous en sommes conscients. C’est ce droit de retrait qui a permis de faire évoluer les choses dans ce lycée »

 

Onze jours sans cours

Les parents d’élèves de leur côté observent…Ils considèrent toutefois que la cause défendue a toute raison d’être. Ils espèrent un dénouement rapide.
Aïssatou Chambaud présidente de la FAPEEG (fédération autonome des parents d’élèves et étudiants de Guyane) précise : 

« Les parents d’élèves commencent à s’impatienter sérieusement. Il y a plus de 1100 élèves qui n’ont pas cours. Chacun y met du sien. On ne peut pas pénaliser plus les enfants. »


Pas de réaction du côté du rectorat. Lundi après-midi une rencontre est prévue, avec les représentants de la vie scolaire et  l’inspecteur d’académie. L’objectif est une meilleure prise en charge de la sécurité de ce lycée construit en 2OO4 et classé en zone prioritaire.
 





 
 
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