Politique : les cartes maîtresses de Rodolphe Alexandre

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Rodolphe Alexandre président de la CTG
©©Ludovic Marin / AFP
En politique, aucune situation n’est définitivement figée. Plus que jamais, Rodolphe Alexandre se pose en patron.Les scrutins de septembre et octobre 2020, scellent sa mainmise sur la vie politique guyanaise. Il a tout fait pour être tranquille lors du renouvellement de la CTG…
 
On a beau dire qu’en politique, aucune situation n’est définitivement figée. Plus que jamais après la presque fin des municipales, Rodolphe Alexandre se pose en patron. Tous ces scrutins que nous venons de vivre en 2020, scellent sa mainmise sur la vie politique guyanaise.
Et il a tout fait pour être tranquille lors du renouvellement de la CTG. 
 

L'homme fort 

L’actuel président de la CTG (collectivité territoriale de Guyane) déjà homme fort de Guyane a fait tout ce qu’il fallait pour se retrouver plus tranquille qu’annoncé aux élections territoriales de l’année prochaine. Installer, Marie Laure Phinéra-Horth au Palais du Luxembourg, c’est l’éloigner d’une candidature immédiate à la CTG… candidature qui aurait pu le gêner aux entournures.
Placer des proches, sans préjuger du degré de proximité, dans des communes importantes est forcément une stratégie de moyens termes. A Matoury et Rémire-Montjoly, Rodolphe Alexandre peut attendre les bons retours sur investissement au moment opportun.
 

Préparer l'avenir 

Reste maintenant à prendre la CACL. Pas si simple avec le poids de Cayenne et ses 22 conseillers communautaires mais en même temps le psychodrame que va vivre la ville capitale lors de l’élection prochaine de son maire, est objectivement un atout pour Rodolphe Alexandre. Avec Matoury, Rémire-Montjoly et Roura, il peut renverser, s’il le souhaite les équilibres actuels,  mais il faudra jouer serré et tenir compte du juge de paix qu’est Macouria avec ses 4 conseillers.
Tous ces calculs et stratégies ne sont peut-être pas ce que le grand public préfère mais c’est la base même du jeu politique fait de calculs, d’accords et de compromis…
J’insiste sur le terme compromis qui en français n’est pas un gros mot.


 
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