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Le procès des mules à Saint-Laurent : seize passeurs de drogue devant la Justice

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Des mules devant la Justice
©E Léon
Seize passeurs de drogue étaient sur le banc des accusés pour répondre de leurs actes. Le procès a eu lieu au Palais de Justice de Saint-Laurent du Maroni. L’ensemble des prévenus sont originaires de l’Ouest de Guyane.
 
Seize passeurs de drogue étaient sur le banc des accusés pour répondre de leurs actes. Le procès a eu lieu au Palais de Justice de Saint-Laurent du Maroni. L’ensemble des prévenus sont originaires de l’Ouest de la Guyane.
 

Jugements à la chaîne

10h40 ce mardi 22 janvier au Palais de Justice de Saint-Laurent, c’est le début d’une audience hors norme consacrée aux passeurs de drogue, les mules.
Seize dossiers étaient présentés au procureur de la République. Parmi eux : sept femmes déférées.
C’est la troisième fois en trois mois, que de telles affaires sont jugées dans l'Ouest.
Une volonté du tribunal de grande instance de décentraliser certaines affaires judiciaires.
Jean-Claude Belot procureur de la République explique :

"L'objectif de ces audiences c'est d'attirer l'attention des personnes sur la gravité de leurs actes. Il n'y a pas de fatalité, il faut que chacun assume ses responsabilités." 


Les conséquences de leurs actes

Le procès des Mules
©E Léon
90% des personnes jugées aujourd’hui sont originaires de l’Ouest et ont été arrêtées à l'aéroport Félix Eboué. La plupart d’entre elles sont considérées comme des primo-délinquants. Pour cet avocat l’importance du détachement de la chambre est déterminant pour la région.
Didier Aurel avocat explique :

"Il est important que des sanctions soient prononcées. L'emprisonnement ferme pour les récidivistes est un signal fort. La Justice se rapproche de ces gens là pour amener les jeunes à réfléchir sur les conséquences de leurs actes." 


Quinze dossiers prévus en février

Des mules devant la Justice
©E Léon
Sur dix personnes jugées en milieu de matinée, huit écoperont d’une peine de sursis, pour certains assortie d’une amende douanière. Des critères de jugement "prononcés" par la gravité des faits.
Le phénomène des mules considéré comme un véritable fléau pour l’Ouest ne cesse de s’accroître. Une quinzaine de dossiers sont déjà prévus pour le mois prochain.

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