Quels espoirs pour la jeunesse guyanaise avec le nouveau dispositif gouvernemental le Contrat d'engagement jeune?

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La cohorte Garantie jeunes de Matoury
La cohorte Garantie jeunes de Matoury ©N'zabella Quenum
Ce nouveau dispositif d'aide pour la jeunesse a été dévoilé le 2 novembre, le Contrat d'engagement jeune doit aider des jeunes à s'insérer professionnellement. Il sera mis en place en mars 2022 et permettra aux jeunes retenus de disposer d'un revenu allant jusqu'à 500 euros par mois.

Présenté, il y a deux jours le dispositif Contrat d'engagement jeune est une énième mesure gouvernementale appelée à remplacer, la Garantie jeune, sensée accompagner les jeunes entre 16 et 25 ans en situation de grande précarité vers l'emploi ou la formation. Elle avait été mise en place en 2013 sous le gouvernement du président François Hollande.

Jusqu'à 500 euros d'allocation

Le président Emmanuel Macron annonce donc son dispositif d'aide aux jeunes, 5 mois avant l'élection présidentielle. Le Contrat d'engagement jeune prendra effet en mars 2022. Il vise 500 000 jeunes qui sont durablement sans emploi ni formation, par manque de ressources financières, sociales et familiales, dont 400 000 à intégrer dès 2022.

Ils se verront proposer un accompagnement intensif à raison de 15 à 20 heures hebdomadaires, pendant 12 mois (plus 6 mois supplémentaires si dérogation) en vue d’une insertion par l’emploi ou la formation. Une allocation pouvant aller jusqu’à 500 € par mois pourra être versée sous condition de revenus, d’assiduité et d’acceptation des offres d’activité faites.

Un accompagnement personnalisé

Cela sera effectif dès le mois de mars 2022 et ce sont les missions locales et Pôle Emploi qui seront les maîtres d'oeuvre de ce CEJ auprès des demandeurs. Plusieurs solutions leur seront proposées :

  • Des préparations pour entrer en formation (ex. : les prépa apprentissage, les prépa compétences) ;
  • Une formation qualifiante ou préqualifiante ;
  • Une mission d’utilité sociale (ex. : service civique) ;
  • Des mises en situation en emploi (ex. : stages ou immersions en entreprise) ;
  • Une alternance (ex. : contrat d’apprentissage ou de professionnalisation).

Cet accompagnement sera personnalisé puisque chaque jeune aura un référent unique tout au long de son parcours. Il disposera d'une application mobile spécifique pour faciliter les échanges avec son référent et le suivi de son parcours. Mais il lui faudra " être motivé, accepter les formations, les stages, les emplois qui seront proposés. Le dispositif sera suspendu en cas de refus du bénéficiaire."
Actuellement en Guyane environ 3000 jeunes sont suivis par la Mission locale de Cayenne en charge de la formation et de l'insertion de ce public.
Le CEJ va t-il concerner un plus large panel de personnes, dans la mesure où plusieurs organismes vont l'appliquer? Cela reste à voir dans une région où 40% de la population a moins de 25 ans. On estimerait de 48 000 à 50 000, le nombre de jeunes âgés de 16 à 25 ans.