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Raymond Cazal le pilote du Maroni : la formation (2/5)

Mercredi 27 Février, la rédaction TV de Guyane la1ere vous propose à 20H un magazine "Wey Amazone" consacré à Raymond Cazal le premier pilote de ligne d'origine Boni. Le peuple Boni est ce peuple descendant d'esclaves en fuite, qui a chèrement payé sa liberté. Portrait en cinq épisodes. 

© MCT
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  • Par Marie-Claude Thébia
  • Publié le
Des rêves, Raymond Cazal en a toujours plein la tête… A Maripasoula, sa commune natale, il entreprend une scolarité classique. Il se rend souvent sur l’autre rive au Surinam où il apprend d’autres langues, le hollandais et l’anglais.
Raymond Cazal à droite
Raymond Cazal à droite
C’est un élève moyen, "qui peut mieux faire" selon ses professeurs. Certes il veut être pilote, mais mal orienté il envisage d’autres voies. Arrivé au collège, il doit faire des choix d’orientation. Ce sera un CAP de plomberie au lycée Max Joséphine de Cayenne. Le rêve se transforme en mirage…
 

"A Maripasoula, au collège, j'ai été mal orienté. J'ai du revoir mes ambitions à la baisse. J'ai choisi d'être plombier."


On n'échappe pas à son destin

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C’est à l’Aéroclub de Kourou que son destin se précise. Une rencontre change sa vie. Cette structure implantée sur la base spatiale est aujourd’hui fermée. Quelques avions sont encore garés…ultime trace d’une activité désormais suspendue. Ce centre a permis à des jeunes pilotes d’obtenir une licence de pilote privée. Condition siné quanone pour aller plus loin. Raymond Cazal nostalgique se souvient.


"J'ai rencontré une conseillère d'orientation qui était pilote amateur. Un jour elle a atterri à Maripasoula. J'ai suivi ses conseils" 


Jusqu'au bout de son rêve

Changement de vie… Il déménage à Kourou, s’inscrit au lycée professionnel Elie Castor en « Equipement technique et énergétique ». Il fonce. Passer une licence de pilote privée, coûte cher. Durant deux ans, il vole tous les mercredis. Il faut trouver l’argent, il enchaîne les petits boulots. Ses parents le soutiennent.
 

"Durant les vacances scolaires, j'enchaînais les petits jobs. Mes parents se sont aussi sacrifiés financièrement" 


Se retourner et mesurer le passé

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Dans cet aéroclub devenu désert, Raymond Cazal mesure le chemin parcouru. A force de détermination il obtient sa licence privée. Contre vents et marées, il s’accroche. Le plus dur commence, mais la passion le dévore. 
La  formation coûte très cher : près de 100 000 euros. Il doit quitter la Guyane. Il cherche les financements, frappe à toutes les portes, la mission locale et l’ancien Conseil régional acceptent de l’aider. Il est soumis à une règle : avoir de bons résultats, pas de redoublement.


Une formation réussie

Raymond Cazal à Perpignan
Raymond Cazal à Perpignan
Il réussit brillamment l’examen d’entrée et s'inscrit à d’abord à Montpellier pour l’apprentissage théorique puis à Perpignan pour la pratique.
Raymond Cazal en Californie
Raymond Cazal en Californie
Après avoir obtenu son diplôme, il part en Californie afin d’enregistrer un maximum d’heures de vol : dernière étape pour passer pilote professionnel.

Raymond obtient sa licence avec succès, il devient pilote de ligne. Il peut désormais travailler pour de grandes compagnies aériennes, mais décide de revenir en Guyane où il sera immédiatement embauché par la compagnie Air Guyane. 
 

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