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Raymond Cazal le pilote du maroni: retour aux sources ( 5/5 )

Mercredi 27 Février, la rédaction TV de Guyane la1ere vous propose à 20H un magazine "Wey Amazone" consacré à Raymond Cazal le premier pilote de ligne d'origine Boni. Le peuple Boni est ce peuple descendant d'esclaves en fuite, qui a chèrement payé sa liberté. Portrait en cinq épisodes. 

© MCThébia
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  • Par Marie-Claude Thébia
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C’est un jour de repos pour Raymond Cazal. Retour à Maripasoula. Il réside à Cayenne et vient plusieurs fois par mois se ressourcer auprès des siens. Il parle très peu de sa culture Aluku. Pourtant elle est très présente. De l’histoire du peuple Boni, il retient le culte des ancêtres, le sens de la famille, la solidarité, l’adaptation, la fierté d’un peuple disséminé de part et d’autre du Maroni entre le Surinam et la rive française. 

Le peuple Boni, ou Aluku tire son nom d'un grand guerrier "Boni" qui a combattu, avec une armée d'esclaves en fuite, l'armée hollandaise au 17e et 18e siècle pour se libérer du joug esclavagiste. Ce sont ses descendants qui aujourd'hui vivent sur le Maroni, notamment à Maripasoula. Ils sont les ancêtres de Raymond Cazal.
 


Le Capitaine Acoubi 

 
© MCThébia
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Le jeune pilote respecte la coutume. Il se rend chez le capitaine Constant Acoubi. Une étape quasiment obligatoire quand il revient à Maripasoula. Constant Acoubi est capitaine coutumier depuis 20 ans. Il dépend du Gran Man, la plus haute autorité coutumière. Il règle les litiges pouvant apparaitre dans la communauté. Il est le messager des ancêtres.
Capitaine Constant Acoubi © MCThébia
© MCThébia Capitaine Constant Acoubi


"Les ancêtres me parlent dans mes prières. Il faut demander leur autorisation avant d'agir. Je suis garant de la coutume. Un ordre moral transmis de génération en génération". 

 


Le sens de la famille 

 
Une rue à Maripasoula © MCThébia
© MCThébia Une rue à Maripasoula

Maripasoula c’est le fief des Cazal. C’est une grande famille bien implantée. Plusieurs générations se côtoient. La communication est le ciment. Des valeurs, le sens et le poids de l‘héritage familial sont transmis par les aînés aux plus petits afin qu’eux-aussi poursuivent leur rêve. Raymond est devenu le modèle.
L'oncle de RaymondClaude Cazal a été son mentor. Dans la culture bushiningué, l’oncle est pour son neveu une source de conseils et d’aide, il est le deuxième père. 
Claude Cazal à l'extrême droite © MCThébia
© MCThébia Claude Cazal à l'extrême droite

 

"J'ai surtout incité mon neveu à croire en ses rêves et à avancer. Il était important qu'il ait de l'ambition et qu'il ne se contente pas de ses acquis."

 


L'avenir 

 
© MCThébia
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A seulement 33 ans, la vie s’offre à Raymond Cazal. Il reste secret. Il n’exclue pas, cependant d’autres rêves… d’autres aventures…dans quelques années sans doute. En attendant, il devrait bientôt passer instructeur et partager ainsi son expérience.

C’est donc l’histoire d’un petit garçon bushiningué du Maroni qui voulait rejoindre les nuages. Il a du se battre avec opiniâtreté pour atteindre ses buts. Aujourd’hui son parcours démontre que tout est possible. Il a atteint son rêve et conquis son émancipation.
Rendez-vous ce mercredi 27 février à 20H en TV "Wey Amazone"






 

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