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Réponse extrême face à l’extrémisme : danger liminaire

L’émotion est forte après les événements de Nice. Les réseaux sociaux s’affolent à la fois dans les images diffusées et dans les réactions. Sans filtres et explications, certaines images sont insoutenables. Exposer ces personnes c’est prendre le risque de réactions imprévisibles.

  • Bertrand Villeneuve
  • Publié le
Pour ceux qui sont prêts à éliminer tous ceux qui… Attention aux fausses bonnes solutions… car la voie de l’intégrisme est constamment ouverte.
Tous les tuer… fermer les frontières… rétablir la peine de mort… Il est clair que chacun doit relativiser au maximum. Pas facile mais il est nécessaire de prendre de la distance vis-à-vis de l’événement brut.
L’ennemi est connu. Il veut faire des victimes en masse mais sa particularité, il entend lui-même mourir. Une quête morbide pour accéder à son paradis. Du coup les solutions pour le contrôler manquent. Le pire, il a le choix des armes et du moment. Tous les spécialistes avaient prévu d’autres actions terroristes en France n’importe quand et n’importe où mais peu pouvait prédire que l’arme pourrait être un camion de 18 tonnes.
Les forces de police peuvent arriver à démanteler les groupes constitués mais pour les autres, c’est compliqué. Les francs tireurs qui décident de passer à l’action (quand ça leur plait) sont à la fois par définition imprévisibles et difficile à arrêter… Ils partent à la mort… voire, ils sont déjà morts dans leur capacité à réfléchir et à ressentir. A partir de là il faudrait les appréhender au départ c'est-à-dire qu’il faudrait connaître leurs intentions. Comment ?
Attention donc aux fausses bonnes idées qui savent déplacer le problème et c’est tout. Le déplacer sans jamais le régler.
Eradiquer l’extrémisme aveugle demain. J’aimerais. C’est juste pas possible. François Hollande peut rallonger l’état d’urgence autant qu’il veut, ça ne règle rien… La preuve ! Jusque les mots qui deviennent vains.

Les seules branches de salut : éducation et formation

Les bonnes réponses s’inscrivent, je le crois au plus profond de moi, dans le moyen et long terme. L’émotion, la rage, les peines d’aujourd’hui si je les comprends et les partage, n’y changent rien… « Je suis Nice » mais les faits sont là sous nos yeux à tous, têtus. Définitifs.
Education, formation, acquisitions d’un socle minimal de connaissances m’apparaissent comme les seules branches de salut.
C’est parce qu’ils sauront l’histoire des religions, l’histoire du monde qu’ils pourront s’inventer des perspectives… Ils auront alors la force d’ajouter leurs propres repères à ceux reçus des parents, de l’école et de la vie. Dès lors tous les extrêmes leur paraitront ridiculement petites et imbéciles… La seule obligation, personne ne devra être hors les circuits d’éducation. Les mêmes mots, les mêmes chiffres signifieront alors la même chose pour chacun. Tous seront à l’abri. Ce qui manque déjà le plus c’est le temps, il faudra pourtant faire avec en gardant le respect de l’autre et l’envie de vivre ensemble. C’est le grand défi du temps d’aujourd’hui.
 

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