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Réseaux sociaux : attention aux fausses informations.

Cinq jours après le meurtre de Sebastien London, rue Ernest Prévot à Cayenne l'enquête se poursuit. Le mineur suspecté d'avoir abattu le policier a finalement été mis hors de cause. Agé de 17 ans, son nom et sa photo avaient été largement diffusés sur les réseaux sociaux.

  • Jocelyne Helgoualch
  • Publié le
Quelques heures à peine après le drame qui a couté la vie  à l’agent de la police municipal de Cayenne -un assassinat  à 13 h 30 sous les yeux des passants et de la sœur de la victime-une photo,  a circulé sur les réseaux sociaux : l’image d’un mineur de 17 ans dont le nom et prénom sont dévoilés et présentés comme le tueur de "Sébastien London". L’adolescent a été interpellé dans les heures qui ont suivi cette diffusion.

Vérification de la rumeur 

Une garde à vue pour tout d’abord vérifier son alibi mais aussi le mettre à l’abri d’un éventuel règlement de comptes après l’émoi qu’a provoqué ce meurtre à Cayenne. La garde à vue a été levée le soir même de son interpellation.
Le mineur est mis hors de cause par les témoins. Cette fois la cible était un adolescent accusé par la clameur populaire et victime de son passif : connu comme un jeune difficile qui été renvoyé de la plupart des collèges du chef lieu en raison de son comportement.

Une rumeur qui fait flop 

Autre exemple, en 2016, une autre  fausse nouvelle sème le trouble. Cette fois, c’est un temoignage audio d'un homme qui alerte les autorités. La voix parle de braquages dans des commerces avec des victimes. La gendarmerie  intervervient à Matoury. De gros moyens engagés et au résultat, une (très) mauvaise blague.
Lieutenant Colonel Olivier Levebvre annonce : 

"Quand on vous annonce une tuerie de masse de plus de 4 morts !!! Plus de 10 patrouilles sont intervenues. Fort heureusement il n'y avait rien. C'était une fausse humeur." 


Une vidéo dénonce le coupable

Plus récemment, en mai 2018, le procureur de la République, Eric Vaillant annonçait  qu’un adolescent de 17 ans avait été identifié puis déféré devant le juge des enfants. Une vidéo "happy slapping" avait été diffusée quelques mois auparavant sur les réseaux sociaux le montrant donnant contre quelques pièces, des gifles à un sans domicile fixe.
Le magistrat a prononcé à son encontre à titre de mesure provisoire avant jugement, l’obligation d’effectuer une mesure de réparation en lien avec l’accompagnement des personnes sans abri.

Un délit  

De fausses informations qui parfois peuvent conduire à des drames. Le phénomène a pris une telle ampleur que des conférences sont désormais organisées sur les dangers des rumeurs sur internet.
Blaise Bitegue-dit-Manga référent territorial à la protection judiciaire de la jeunesse de Guyane : 

"Le problème est qu'on reçoit des infos et on produit des infos en donnant des photos, et en tenant parfois des propos malveillants. L'utilisation des réseaux sociaux doit répondre à un cadre légal".

Aujourd’hui les informations les plus farfelues comme les informations importantes passent par les réseaux sociaux
Info ou intox avec obligation pour les pouvoirs publics de vérifier la véracité de l’information. Parfois les pistes sont bonnes mais très souvent c’est faux. 
La diffusion de fausses informations est un délit passible de 2 ans de prison et de 30 mille euros d’amende

Le reportage de Guyane la 1ère :


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