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SAFTHON 2018 : la prise en charge des nouveaux nés (3/3)

Dernier volet de notre dossier sur l'alcoolisation foetale. La semaine dernière, avait lieu le SAFTHON, qui donnait l'alerte sur les dangers de l'alcool pendant une grossesse. Focus sur le service de réanimation néonatale qui prend en charge à partir de l'accouchement, les nouveaux nés atteints.
 

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  • Clotilde Séraphins-Georges/MCThébia
  • Publié le , mis à jour le
La deuxième édition du SAFTHON a pris fin vendredi dernier. Durant une semaine, des stands d'information ont pu accueillir le public. L'objectif était de communiquer sur l'alcoolisme foetal qui touche de nombreux nouveaux-nés dans le monde entier. 
Pour ce dernier volet, gros plan sur le service de médecine et de réanimation néonatale du centre hospitalier Andrée Rosemon (CHAR) qui au quotidien prend en charge les nourrissons atteints. 
 

Un lien entre l'obstétrique et la pédiatrie 

C’est au service de médecine et de réanimation néonatales que sont accueillis les enfants potentiellement victimes d’alcoolisation fœtale. Un service qui est implanté au Centre hospitalier Andrée Rosemon à Cayenne.
Depuis des années, il assure le lien entre l'obstétrique et la pédiatrie. Dés l'accouchement, le nourrisson est pris en charge.
Lorsqu’il y a une notion de prise d’alcool pendant la grossesse de la maman, l'obstétrique en informe la pédiatrie, passage de témoin dans la prise en charge.
Docteur Antoine Defo, neuropédiatre au CHAR explique :

"Ces enfants peuvent naître prématurément. Ils peuvent présenter certains symptômes comme une irritabilité, des pleurs incessants, ou enfin  une détresse respiratoire à la naissance. Ce sont des enfants qui doivent être suivis. En revanche s'ils ne présentent pas ces symptômes, ils seront en surveillance de 7 à 15 jours dans une autre unité. Puis, ils pourront rentrer chez eux. Nous mettrons en place une prise en charge pour surveiller leurs développements durant les premières années."

 

Ne pas culpabiliser 

Un suivi qui se calcule en années. La prise en charge est multidisciplinaire et peut limiter les conséquences. Une prise en charge qui consiste également à rassurer les parents.
Docteur Antoine Defo : 

"Nous demandons aux parents de ne pas culpabiliser et de se rapprocher des services de santé pour qu'une prise en charge multidisciplinaire soit effective le plus tôt possible. Cela permettra de réduire les faits négatifs sur le développement de leur enfant sur cette période".


En France, 8000 enfants sont touchés chaque année par l’alcoolisation fœtale. En Guyane, on n’avance pas de chiffres mais les différents acteurs y travaillent. Le SAFTHON dont c'est la deuxième édition a permis de mettre en lumière, les dangers que peut produire une alcoolisation même infime, durant une grossesse. L'alcool a tendance à être banalisé, or ses méfaits sur le métabolisme eux, ne varient pas. 
Le reportage de Guyane la 1ère :
1 536 589 138

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