Le télescope américain "James Webb" lancé le 18 décembre depuis le port spatial de l'Europe

sciences kourou
James webb
©Nasa
C’est l’évènement spatial de cette fin d’année. Le 18 décembre, le télescope James Webb sera lancé à bord d’Ariane, objectif : le second point de Lagrange à un million de kilomètres de la terre. Sa mission, observer l’univers afin d’aider à la découverte de l’origine de la formation des planètes.

 

James Webb
©Nasaq

Voici le plus grand et le plus puissant des télescopes jamais construits. Depuis la mi-octobre, il est installé dans le bâtiment de préparation des satellites au Centre Spatial Guyanais. Voilà une vingtaine d’années que le projet a été lancé par la Nasa en partenariat avec les Agences Spatiales Canadiennes et Européennes. L’Europe, outre le développement d’un instrument du satellite est chargé également de son lancement. Charlotte Beskow est la responsable du bureau de l’ESA en Guyane.

Charlotte BESKOW Responsable du Bureau de l’ESA en Guyane
Charlotte BESKOW Responsable du Bureau de l’ESA en Guyane

C'est une énorme marque de confiance de la part de la NASA. C'est aussi basé sur les grands succès d'Ariane. Près de 10 000 personnes ont travaillé sur le télescope. C'est historique. Il a fallu faire un travail de planification et d'organisation énorme. Nous avons planifié plusieurs campagnes pour pouvoir assurer cette mission en toute sécurité. 

Charlotte Beskow Responsable du Bureau de l’ESA en Guyane

 

Un télescope 100 fois plus sensible  

James Webb
©Nasa

Mille précautions ont été prises pour l’acheminer de la Californie à Kourou : camion spécial venu des Etats-Unis pour tracter le conteneur et personnel formé pour respecter les normes de propreté. Au CSG, cette nouvelle mission rentrera dans les annales de la base.

Le projet a été lancé, il y a 25 ans. Son coût avoisine les 10 milliards de dollars soit 20 fois plus que son prix initial. Mais voilà, ce télescope est 100 fois plus sensible que son prédécesseur Hubble en orbite depuis 31 ans. Les scientifiques du monde entier attendent avec impatience ses premiers clichés de l’univers afin de mieux comprendre la formation des planètes et l’origine de la vie.