Squat: les dépots sauvages de Petit-Lucas

société
Squat et dépots sauvages
©Guyane1ere
Dans le quartier de Petit Lucas à Cayenne, l'ambiance est encore paisible entre les riverains et les habitants d’un squat apparu il y a tout juste un an. Mais une question nourrit des tensions sous jacentes : les ordures ménagères. Les dépôts sauvages ternissent l'image de la cité.
Il est visible du bord de la route, le squat du Petit Lucas, tout le monde en parle. Il est situé à la limite entre Cayenne et Rémire-Montjoly. Les habitants de la cité Petit Lucas juste en face ont vu ce développer la zone en quelques mois.
Aujourd'hui, une cinquantaine de petites cabanes constituent le squat avec une centaines d'habitants. Les conditions de vies sont évidements insalubres et indignes. Mais sur place, c'est le système "D" qui prévaut comme l'alimentation en eau qui se fait grâce à des pompes et un puit.
Mais l'urgence dans le quartier réside dans le traitement des ordures ménagères qui s'amoncellent.
Selon les habitant de la cité d'en face se sont les squatters qui sont à l'origine de ces dépots sauvages. Faux, répondent ceux qui occupent illégalement les terres. Ils déposent leur déchets dans une zone aménagée dans le squat, ils s'occuperaient même (selon leurs dires) des déchets des résidents de la cité Petit Lucas.     

Le reportage de Marc-Philippe Coumba et de Martial Gritte