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St-Laurent du Maroni : des enseignants en grève suite à l’agression d’une collègue

faits divers
St-Laurent du Maroni : des enseignants en grève suite à l’agression d’un collègue
Mobilisation au collège Paul Jean-Louis en 2015 pour demander de sécuriser le bâtiment. ©YVES ROBIN
Une quinzaine d’enseignants du collège Paul Jean-Louis, dans le quartier Vampire à Saint-Laurent du Maroni, est en grève ce mardi 23 mai. Ce mouvement fait suite à l’agression d’un professeur de français aux abords de l'établissement scolaire, le 15 mai dernier.
Mouvement de grève, ce mardi 23 mai, au collège Paul Jean-Louis, dans le quartier Vampire à Saint-Laurent du Maroni. Une quinzaine d’enseignants a cessé le travail suite à l’agression d’une collègue professeur de français, le lundi 15 mai. (Regardez ci-dessous le reportage de Guyane 1ère).


Arrêt de travail

Vers 20h ce soir là, l’enseignante a reçu des jets de pierre alors qu’elle se trouvait à proximité du collège où elle enseigne. Caillassée au visage, l’enseignante a failli perdre un œil. "Régulièrement nous sommes caillassées par des jeunes du quartier, mais lundi c’était plus fort que d’habitude, explique l'enseignante agressée qui préfère garder l'anonymat. J’ai senti quelque chose arriver derrière moi".

Six jours d’arrêt de travail lui ont été prescrits. "Je vais être contente de retrouver mes élèves, mais quelque part j’ai la rage car ce jeune est toujours en fuite", poursuit l'enseignante.

Sécuriser le collège

Selon les enseignants de ce collège, les auteurs de l’agression ont pu prendre la fuite facilement en traversant l’établissement scolaire, malgré la présence d’un vigile. "Cette agression prouve qu’aucune mesure n’a été prise pour sécuriser le collège", déplore Jérémie Lorius, professeur de Français.

Ces derniers mois, enseignants et syndicats avaient pourtant réclamé une sécurisation de l’établissement scolaire pour éviter que des personnes extérieures puissent y pénétrer. Ce mardi, ils tirent à nouveau la sonnette d’alarme. Les auteurs de l’agression, eux, n’ont toujours pas été interpellés. Une enquête est en cours.
 

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