publicité

Un survol du littoral guyanais avec Greenpeace, WWF et le CRPG pour une mission de surveillance de la pêche illégale

Greenpeace effectue une mission de 10 jours en Guyane. L'occasion d'effectuer un survol du littoral pour suivre l'évolution de la pêche illégale aux frontières du Surinam et du Brésil. Laurent Kelle du WWF Guyane et Georges Karam, président du Comité régional des pêcheurs de Guyane étaient présents.

Les membres de la mission commune de surveillance du littoral embarquent © Jocelyne Helgoualch
© Jocelyne Helgoualch Les membres de la mission commune de surveillance du littoral embarquent
  • Guyane la 1ère
  • Publié le , mis à jour le
Cette mission de surveillance commune des eaux territoriales s'est déroulée le 4 mai. Le délégué WWF Guyane, Laurent Kelle et Georges Karam président du Comité régional des pêcheurs de Guyane étaient du convoi, ce dernier rappelle :

"Cela fait plusieurs années que nous travaillons de concert avec le WWF pour cette pêche illégale qui, non seulement nous prend tout notre poisson mais elle détruit les tortues..."


L'avion qui a été affrété par Geenpeace arrive de Manaus au Brésil où l'ONG a effectué une autre mission. Laurent Kelle explique : 

"Ce sont des actions qui sont très complémentaires, Greenpeace intervient pendant une dizaine de jours autour d'une mission scientifique qui va apporter énormément de choses... cela permet de mutualiser des moyens pour des sujets pour lesquels on est présent depuis beaucoup d'années mais on a pas toujours les moyens suffisants pour ce genre d'état des lieux. La présence de Greenpeace nous permet de refaire ce survol."


Les pêcheurs illégaux invisibles durant ce survol


A l'embouchure de l'Oyapock, la mission ne voit pas de pêcheurs illégaux en dehors d'une tapouille brésilienne. Les illégaux sont sans doute rebutés par le patrouilleur de la marine nationale qui conduit, au même moment, une opération de lutte contre la pêche illégale.
A l'ouest, à la frontière avec le Surinam, la mission fait le même constat, les pêcheurs illégaux ne sont pas présents. Une absence sans doute liée à la récente affaire de piratage qui a décimé plusieurs navires de pêche.
En 2017, 127 tonnes de poissons ont été saisies par les militaires. Une action qui semble porter ses fruits sur le long terme.
Toutefois,  la présence en nombre de bancs d'algues sargasses a bien été constatée et ce phénomène naturel est aussi un préjudice pour la pêche guyanaise.

Le reportage de Guyane la 1ère 

 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play