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Le SUWA : un art ancestral qui revient au goût du jour

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Yannick Théolade, fondateur du Djokan -un art martial- vient de constituer une équipe de lutteurs, des suwamans, pour faire redécouvrir le suwa, la lutte traditionnelle pratiquée il y a encore par les Aluku et les Djuka. Une discipline guyanaise en train de disparaître.
Yannick Théolade, fondateur du Djokan -un art martial- vient de constituer une équipe de lutteurs, des suwamans, pour faire redécouvrir le Suwa, la lutte traditionnelle qui était pratiquée il y a encore quelques décennies, notamment par les Aluku et les Djuka. Une discipline guyanaise qui était en train de disparaître. L’équipe s’envolera ce lundi pour la Martinique, où elle participera au « Sanmedi Gloria »  le grand rendez-vous des luttes traditionnelles, avec des lutteurs venus du monde entier.


Un art en voie de disparition

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Le Suwa, la lutte traditionnellement pratiquée par les bushinengués, est sur le point de disparaître.
Yannick Théolade, fondateur du Djokan, vient de constituer une équipe. Ces jeunes viennent de Maripasoula, Grand Santi, Saint-Laurent ou Apatou.
Paul Nehmia connait le Suwa par son père et son grand-père qui le pratiquaient.

« Il faut savoir les ancêtres à la base, ils faisaient cela pour s'amuser. C'était comme un concours »  
 


Une lutteuse comme coach

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Paul Nehmia pratiquait aussi la lutte sénégalaise, c’est ainsi qu’il a été repéré par Yannick Théolade.
Aujourd’hui, sur la plage de Grant à Cayenne, les lutteurs sont coachés par la mère de l’un d’eux, Cornelia Abissoina lutteuse explique :

"Mon père vivait en pays Djuka, et quand ils allaient tirer la pirogue, et bien le jour de sa première mise à l’eau, ce jour-là on allait s’affronter. Et mon père gagnait très souvent le Suwa, et c’était aussi le cas de mon grand-père."

 

Deux mois d'entraînement

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Yannick Théolade fondateur du Djokan au premier plan de dos ©L Nédan
Cornelia avait autrefois constitué un groupe dénommé : « c’est en courant que nous sommes arrivés ici », en mémoire de la course pour se libérer de l’esclavage, et plus récemment pour se sauver de la guerre civile surinamaise.
L’équipe des suwaman s’entraîne depuis deux mois. Leur art est désormais parfaitement maîtrisé.
Yannick Théolade précise :

« C’est un travail de longue haleine. J'ai fait un travail historique pour faire émerger cet art ancestral »
 

Cette semaine, les suwamans vont -pour la première fois- montrer aux lutteurs du monde entier, sur la place du marché du Lamentin en Martinique, le résultat de leur travail.
 
 

 
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