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Une thèse sur le dancehall jamaïcain dissèque les codes de ce style musical venu du ghetto

Décrypter le dancehall jamaïcain pour dépasser les préjugés. C’est l’objectif d’un maître de conférence de l’université de Guyane, passionné par ce genre musical. Il y a même consacré sa thèse. Loïc Marie-Magdeleine présentait ses réflexions au public.

  • Sébastien Laporte
  • Publié le
Le dancehall jamaïcain a connu un succès fulgurant. Une thèse d'un universitaire de Guyane, revient sur les origines de ce style musical affectionné par les jeunes générations.


Le dancehall porteur de messages

Malgré ses excès, le dancehall porte l’expérience de la pauvreté des guettos de Kingston. Mais certains artistes font l’apologie des armes à feu, à travers le gun talk. Les propos misogynes ou homophobes, comme ceux de Sizzla, ont soulevé l’indignation à l’étranger.
Ces têtes d’affiche ont même dû annuler leurs tournées par le passé. Et cette pression internationale a fini par transformer en partie le genre musical.

Une page s'est tournée

Pour cet universitaire qui a consacré une thèse au dancehall Jamaïcain, une page s’est tournée avec les nouvelles générations. Mais il s’agit d’y prêter encore attention, car c’est aussi par le dancehall qu’on peut – selon lui – prendre le pouls des quartiers les plus déshérités.
Loïc Marie-Magdeleine, maître de conférence (Université de Guyane), responsable du Master Meef Anglais à l’ESPE.

« C’est toujours la contestation de l’ordre colonial. Mais des fois, cela reste commercial. On va accentuer des aspects polémiques pour vendre. Cela reflète  aussi une certaine réalité, comme dans certains quartiers abandonnés avec le dance hall, on sait ce qui se passe.» 


Un style musical très prisé en Guyane

En Guyane, où le dancehall Jamaïcain conserve un écho considérable, son public a suivi toutes les mutations du genre musical, avec attention.
Ashley Koese, étudiante en licence de Lettres :

« Au premier abord c'est choquant et puis après on découvre de vraies thématiques qui rassemblent, et que l'on partage »


Malgré tout, les outrances du dancehall, entre violence et expression d’une conscience de l’oppression, adoptent une forme qui divise l’opinion.
Le reportage de Guyane la 1ère : 

 

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