Une antenne de l'OFPRA bientôt en Guyane, comment sont traitées les demandes d’asile?

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Demandeurs d'asile
Demandeurs d'asile syriens ©guyane 1ère
L’OFPRA (l’Office de protections des  réfugiés et apatrides) va ouvrir d’ici un mois une antenne en Guyane. Sa principale mission: statuer sur les demandes d’Asile.
L’OFPRA, est un établissement public administratif placé sous la tutelle du ministère de l’intérieur depuis 2010. L’OFPRA, c’est plus de 620 agents et 47 millions d’euros de budget en 2015, et surtout, 80.000 demandes d’asile traitées l’an dernier.
Les dossiers sont examinés par 240 juristes spécialisés, appelés officiers de protection. Ils sont chargés de rendre un avis favorable, ou défavorable à la demande.

Déterminer les risques encourus par les demandeurs d'asile s'ils sont renvoyés dans leur pays

Pour prendre sa décision, l’officier de protection procède à un entretien avec le demandeur d’asile. L’entretien doit déterminer les risques encourus pour la sécurité et la vie du demandeur, s’il devait retourner dans son pays d’origine.
Sont pris en compte, le risque de persécutions politiques et de persécutions liées aux pratiques  religieuses ou à l’orientation sexuelle du demandeur. Si ces risques sont avérés, l’OFPRA délivre un statut de réfugiés pour une durée de 10 ans.
Les situations de violences généralisées dans un pays sont également prises en compte. Dans ce cas de figure, si l’officier répond favorablement à la demande d’asile, l’OFPRA délivre une protection subsidiaire, valable un an et renouvelable chaque année.
 

95% des demandes d'asile rejetées en Guyane

Pour répondre aux demandes d’asile. L’OFPRA dispose de 20 agents chargés  de se documenter sur les conditions de vie et de liberté dans les pays concernés. Ils sont chargés de vérifier que les propos des demandeurs d’asile soient conformes à la situation dans son pays. L’OFPRA a également un rôle de « mairie » pour les réfugiés qui ont obtenus  leur demande d’asile.  L’établissement établit les actes d’état civil.
Pour la Guyane, l’OFPRA rejette 95 % des demandes d’asile enregistrées.
Les réfugiés qui voient leur demande d’asile refusée par l’OFPRA ont la possibilité de faire un recours devant la Cour national du droit d’asile, une juridiction rattachée au Conseil d’Etat