guyane
info locale

La vie au quotidien d'une mère et de son fils Arthur atteint d'un trouble autistique

santé
Arthur et sa mère Marie-Gabrielle Jeannette
Arthur et sa mère Marie-Gabrielle Jeannette ©Guyane la 1ère
 Arthur 18 ans est un jeune adulte, autiste, il ne sait ni lire et écrire et n'est pas autonome. Sa mère Marie-Gabrielle Jeannette, se bat pour son inclusion scolaire, mais il est difficile d'obtenir une place à l'école aussi Marie-Gabrielle a du développer d'autres stratégies pour aider son fils.
Anticiper les activités, éviter les imprévus, c’est essentiel pour les autistes. C’est ce que font Arthur et sa maman en consultant ensemble un tableau. Un planning sur lequel figurent la structure d’accueil de jour pour autistes adultes où se rend Arthur du lundi au jeudi depuis 4 mois, ainsi que 9 heures de soins complémentaires chaque semaine qui coûtent près de 1 300 euros par mois. Le jeune homme se rend trois fois par semaine chez une graphothérapeuthe pour de la rééducation en lecture et écriture et cela ne s'arrête pas là indique sa mère :

... pour continuer à la stimuler d'un point de vue cognitif sur ses acquisitions en éveil intellectuel, la motricité, la pédagogie, Arthur va en soins en libéral...

Arthur est aussi accompagné par Cathia Molinier, son assistante de vie depuis 2 mois. Ele s'applique à le stimuler.
Et c’est ce qu’elle a réussi à faire lorsqu’elle a récemment initié Arthur à la préparation de milkshake, une découverte pour le jeune homme.
Aujourd’hui, Marie-Gabrielle Jeannette est satisfaite des soins et de l’accompagnement apportés à Arthur. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Lorsque Arthur a eu 12 ans, il n’y a plus eu de place pour lui au collège, alors qu’il a avait été scolarisé dans une classe d’inclusion scolaire dès ses 3 ans. Le jeune homme s’est donc replié sur lui-même et a régressé.
Désormais, le nouvel espoir de Marie-Gabrielle Jeannette pour son fils est qu’il obtienne d’ici à quelques années une place dans un ESAT – un établissement et service d’aide par le travail, ainsi qu’un hébergement dans un centre adapté.

Le reportage de Guyane la 1ère