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Violences conjugales : l'accueil des victimes au commissariat de Cayenne

Combien sont elles ces femmes  battues ou violées qui restent  dans l’anonymat et seules face a leur secret : la violence du quotidien au sein du foyer ? Aucun chiffe mais de plus en plus de victimes osent desormais franchir la porte du commissariat et parler !
 

© F. Fernandes
© F. Fernandes
  • Par Patrick Nègre
  • Publié le
L hotel de police de Cayenne  a enregistré  en 2018 , 171  plaintes pour violences conjugales .
 Cette femme a l accueil  fait partie des victimes . Les agents vont l orienter vers le service des plaintes , des policiers qui ont été formé pour l’ecoute et le soutien aupres des  femmes battues
Major Claude Rousseau, responsable des plaintes :

"Il ya eu un drame, il n'y a pas longtemps, il ne faut pas hésiter il faut venir au commissariat, on les reçoit, on les conseille  et puis on est en contact avec des associations. Le lundi et le jeudi, il y a l'aide aux victimes qui est à l'écoute et prend le relais".

Mais encore aujourd’hui de nombreuses femmes n osent pas porter plainte en Guyane. Bien souvent des situation administratives et economique tres difficiles  .
 Major exceptionnel, Stéphane Desroziers:

"Vous avez cette situation très particulière que l'on va retrouver en Guyane, d'une femme qui est sans papiers, qui demeure chez un homme qui en dispose, qui a un appartement et du coup cela créé un lien de soumission entre ces deux personnes. Bien souvent les femmes hésitent parce que dans cette situation, ells vont tout perdre, elles vont se retrouver sans toit, sans situation sereine".

Le directeur de la sécurité publique a fait de la violence conjugale une de ses priorités . le commissariat travaille avec des juristes, des psychologues et des associations pour apporter  des réponses et lancer les  procédures les mieux adaptées dans l’intérêt des victimes.
© F. Fernandes
© F. Fernandes
Commissaire Thierry Guiguet Doron, directeur de la sécurité publique :

"La prochaine étape mais cela va être prévu dans la loi, c'est d'empécher le conjoint violent, de garder la femme dans la maison et d'empécher ce conjoint violent, d'accéder dans le domicile, par un bracelet électronique qui informera de la pénétration dans ce périmètre. A cette alerte, la police ou la gendarmerie interviendra ".

 En 2019 , 2 femmes ont été tuées par leur conjoint  en Guyane.
Violences conjugales : l'accueil des victimes au commissariat de Cayenne

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