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Violences conjugales : les réponses de la justice

Une femme tuée par son conjoint, et une autre victime décédée dans un incendie dont son compagnon est l’auteur présumé. Le procureur a signée une convention avec les acteurs judiciaires  pour mieux identifier les victimes en danger, des téléphones d’alerte ont été confiés à des femmes menacées. 
 

Samuel Finielz, Procureur de la République © L. Marot / S. Deie
© L. Marot / S. Deie Samuel Finielz, Procureur de la République
  • Laurent Marot / S. Deie / P.N
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Chaque mois, le parquet reçoit en moyenne une vingtaine de procédures pour violences conjugales et menaces dans le couple; Pour faire face, le procureur affiche une volonté de fermeté;
Samuel Finielz, Procureur de la République :

"Une mesure phare,c'est celle du défèrement qui est prise en charge par ma permanence parquet et avec des mesures, soit d'éloignement du conjoint violent, soit des mesures d'interdiction de contact avec la victime, ou soit dans certaines situations, des convocations en justice avec des dates rapprochées et alors que l'on est certain que la victime de violences conjugales ne se trouve pas en situation de danger."

Début juillet, le parquet a signé une convention avec les forces de l’ordre, l’association d’aide aux victimes et l’Unité Médico Judiciaire. Objectif :une meilleure prise en charge des victimes.
Samuel Finielz :

"Chacun dans sa sphère de compétence, doit faire l'effort quand il est en position d'accueil d'une victime de violences conjugales, de prendre les mesures pour diagnostiquer exactement la situation à laquelle la victime de violences conjugales est confrontée. Ce diagnostique permet de sortir du flot des plaintes pour violences conjugales, les personnes qui sont en situation de danger grave imminent."

En deux mois, 12 signalements de dangers graves et imminents ont été fait. En cas d’interdiction de contact ordonné par la justice contre le compagnon violent, l’une des réponses peut-être le « téléphone grave danger » confiée à la femme menacée, trois pressions sur ce bouton et un centre d’appel d’urgence est activé.
© S. Deie
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Paul Pontacq, substitut du procureur, en charge du contentieux des violences conjugales :

"Une fois que le danger est avéré, que la personne décroche ou même si elle ne décroche pas, il y a toutes sortes de protocoles qui existent, ces personnes de l'alliance assistance déclenchent via des lignes prévues à cet effet, les forces de l'ordre pour qu'il y ait une intervention." 

En juin, pour la première fois en Guyane, trois femmes ont reçu ces téléphones. Reste un problème majeur : l’insuffisance des hébergements d’urgence pour les victimes et leurs enfants.
Violences conjugales : les réponses de la justice

 

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