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Chlordécone : des risques accrus de prématurité

Une étude réalisée par des chercheurs de l'INSERM démontre l'impact du Chlordécone sur la durée de la grossesse et le risque accru de prématurité chez les femmes exposées à la molécule. 

© Martinique1ere
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  • Par Raphaël Bastide
  • Publié le , mis à jour le
Afin d'évaluer l'impact sanitaire du Chlordécone sur le déroulement de la grossesse et le développement pré et postnatal, des chercheurs de l'INSERM, basés à Rennes et Pointe à Pitre, ont mené une étude baptisée TIMOUN sur un groupe de 1000 femmes, principalement au CHU de Pointe à Pitre et au CH de Basse-Terrre, au cours de leur troisième trimestre de grossesse. Selon les résultats de cette étude "l'exposition maternelle au Chlordécone a été retrouvée associée de manière significative à une durée raccourcie de grossesse ainsi qu'a un risque augmenté de prématurité" et plus précisément avant la 37e semaine d'aménorrhée correspondant à l'absence des règles ou menstruation due à la grossesse.
Sylvaine Cordier de l'INSERM, au micro de Radio1ère

Sylvaine Cordier

L'étude publiée dans la revue American Journal of Epidemiology datée du 8 janvier 2014, précise également que "toute mesure adaptée et permettant la réduction des expositions des femmes au cours de leurs grossesses est souhaitable" et préconise la mise en place de moyens d'informations destinés aux femmes concernant les types d'aliments à risque. Par ailleurs, les chercheurs de l'INSERM rappellent  
les sources de contamination, mettant notamment l'accent sur "les jardins familiaux sur sols pollués" et "les ventes hors circuits réglementés".

Sylvaine Cordier

 
 

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