Corsair : Grêve de 72 heures de vendredi à dimanche

transport aérien
corsair
©MATHIEU GARCIA / CORSAIR / AFP
Les syndicats de Corsair appellent à 72 heures de grève, de vendredi à dimanche, pour réclamer " des garanties en matière d'emploi", jugeant " inacceptable en l'état" le projet de rachat de la compagnie présenté par le groupe Dubreuil
De fortes turbulences à Corsair. Le préavis de grève déposé par les organisations syndicales court de vendredi 00H01 à dimanche 23h59 (Heure de Paris) précisent dans un communiqué l'Unac, la CFE-CGC, SUD-aérien, la CFDT et la CGT. Il concerne toutes les catégories de personnels, a précisé à l'AFP Anne-Véronique Rosello (CFTC), qui prédit "une mobilisation forte parce que personne ne peut accepter ces conditions-là" de reprise.              

Demande de garanties pour les emplois et les rémunérations

Le groupe familial vendéen Dubreuil, déjà propriétaire d'Air Caraïbes, a annoncé vendredi dernier,  son intention d'acheter au groupe TUI France la compagnie Corsair International, 3e opérateur entre la métropole et les Antilles. Malgré les assurances qu'"il n'y aura(it) pas de plan social" apportées vendredi par Marc Rochet, président du directoire d'Air Caraïbes et futur président du directoire de Corsair, les syndicats redoutent le pire. "Nous exigeons des garanties quant à la pérennité de nos emplois et de nos rémunérations, ce projet n'est pour l'instant que la destruction de nos acquis", écrivent-ils.
Compte-tenu des "doublons" existant avec Air Caraïbes, "c'est mathématiquement impossible qu'il n'y ait pas de plan de licenciements", estime Mme Rosello.                
Dans leur communiqué, les syndicats prédisent "un avenir sombre et ambigu" pour Corsair, en "3 phases: absorption-destruction-disparition".  Ils redoutent notamment que la création annoncée pour fin 2016 d'une troisième entité pour opérer une nouvelle flotte de 11 Airbus A350 ne dégarnisse la compagnie.

L'ampleur de la mobilisation attendue ne sera donc connue que mercredi matin, 48 heures avant le début de la grève 
                 
avec AFP
Les Outre-mer en continu
Accéder au live