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SARA : les cadres craignent la perte de leurs emplois

La grève des cadres de la SARA est reconduite ce mardi pour la deuxième journée consécutive. Toujours pas d'essence dans les stations-service. La diminution des marges des actionnaires de l'entreprise en application du décret LUREL menacerait leurs emplois. 

File de voitures dans une station-service à Fort de France (1er Mars 2014) © J.C Samyde
© J.C Samyde File de voitures dans une station-service à Fort de France (1er Mars 2014)
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  • Publié le , mis à jour le
Les cadres de la SARA affiliés à la CFE-CGC craignent la perte de 600 emplois directs et indirects générés par l'unique raffinerie des Antilles. Ils expriment cette crainte depuis décembre 2013,  dans une lettre adressée au chef de l'état à propos du décret Lurel (du nom de l'ancien ministre des Outremer).

Ce décret a pour objectif de réguler les prix des carburants en réduisant notamment les marges des *actionnaires de la SARA. "Nous sommes inquiets pour l'avenir de nos emplois", martèlent les cadres en grève. D'autant plus inquiets que Total, actionnaire majoritaire, vend ses parts au groupe Rubis qui deviendra majoritaire. Rubis est un spécialiste du stockage et non du raffinage comme Total, rappellent les grévistes ...
SARA explications

Le communiqué de presse de la CFE-CGC

 

*Les actionnaires sont à ce jour : Le groupe Total détient 50% du capital, Rubis 25,5% (Rubis a racheté les parts de Chevron Texaco soit 11,5%) et le 3e actionnaire est le groupe Exxon Mobil 14,5%.

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