Pourquoi l'appel à la grève de la CSTM ?

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Militants CSTM
Les dirigeants de la CSTM à la maison des syndicats ©Martinique 1ère
La CSTM ( Centrale Syndicale des Travailleurs Martiniquais) maintient son mot d'ordre de grève générale pour ce mardi 31 mars. Sous quelle forme ? Les dirigeants de la centrale devraient l'indiquer aux premières heures de la matinée. Un appel à la grève motivé par deux conflits en cours.
La grève a débuté le 29 janvier par le blocage de la fourrière départementale au Lamentin après le licenciement d'un salarié accusé de négligences répétées. Depuis, entre grévistes et direction, l'atmosphère est électrique. Une tentative de faire libérer les lieux par la police a échoué face à la détermination autour des grévistes le 12 mars dernier. La CSTM prétend que la direction ne veut pas régler le conflit. Le directeur de la fourrière dénonce le climat de violence instauré par le syndicat.

Toutes les sections de la CSTM sont appelés à la grève

A la société de transport Sotravom deux licenciements sont à l'origine du conflit depuis quinze jours et les salariés en profitent pour protester contre des retards dans le versement des salaires. Dans les deux cas, le donneur d'ordre est la Cacem, et c'est pour faire bouger l'institution que la CSTM  appelle toutes ses sections à la grève...

Plusieurs secteurs probablement perturbés

L'activité sera perturbée dans les secteurs où la CSTM est majoritaire. C’est le cas chez les portiqueurs du port de Fort de France et chez les administratifs de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Dans les transports en commun, où la CSTM est largement représentée, des perturbations sont également à prévoir, plus précisément sur les territoires de la CACEM et de l’Espace Sud.

La grande distribution, et certains services municipaux, comme à Rivière-Pilote, au Lamentin, et à Bellefontaine, devraient être touchés. Seuls la CSTM et des syndicats affiliés, comme le STPM, présent dans le transport de marchandises, devraient manifester ce mardi. Officiellement, les autres organisations syndicales ne suivent pas ce mouvement.
 

 

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