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Séisme au Népal : "Il faut multiplier les exercices de simulation" (Albéric Marcelin)

Sommes-nous prêts à subir un séisme majeur ? Le tremblement de terre qui a touché le Népal samedi (25 avril) et ses répliques ont fait des milliers de morts et de blessés. Haïti, Japon, Népal : il faut tirer les enseignements de ces catastrophes et apprendre les réflexes qui sauvent.

Peu de martiniquais connaissent les bons gestes à effectuer durant un séisme. © Martinique1ere
© Martinique1ere Peu de martiniquais connaissent les bons gestes à effectuer durant un séisme.
  • Par Julie Straboni
  • Publié le , mis à jour le
Plusieurs jours après le tremblement de terre de magnitude 7,8 qui a touché le Népal (samedi 25 avril), le bilan humain ne cesse de s'alourdir. Les secours ont du mal à progresser en raison des nombreuses répliques ressenties jusque dans les pays voisins. "Il y a des similitudes, explique Albéric Marcelin, le président de l'université populaire et de la prévention. C'est un séisme de subduction, comme pour nous. Nous sommes à la frontière de deux plaques, comme le Népal. Nous avons aussi un relief extrêmement vallonné, et un niveau d'impréparation de la population qui est manifeste. Il faut aujourd'hui tirer les enseignements de ce qui s'est passé en Haïti (2010), au Japon (2011) et au Népal pour préparer la population à l'éventualité d'un séisme violent sur notre territoire." 

Près d'un millier de séismes par an aux Antilles

Les petites Antilles enregistrent près d’un millier de tremblements de terre par an. L'Observatoire volcanologique et sismologique de la Martinique les répertorient. Nous nous trouvons dans une zone de subduction, où les plaques tectoniques caribéenne et sud-américaine se rencontrent. "Après Haïti en 2010, on a pensé que cela allait accélérer toute la dynamique de prévention au niveau de la Martinique, raconte Albéric Marcelin. Mais les gens sont retombés dans une sorte de léthargie : ils s'imaginent que cela peut arriver ailleurs mais pas chez nous. La grande difficulté qu'il y a pour la Caraïbe, c'est de pouvoir s'organiser financièrement pour préparer les populations."

Multiplier les exercices de simulation

L'Association pour la prévention des risques majeurs (APRM) relaie les informations de prévention dans les établissements scolaires et auprès du public. Albéric Marcelin en est le vice-président : "L'information est donnée : à travers nos conférences nous touchons 6 000 Martiniquais par an. Donc les gens savent. Aujourd'hui ce sur quoi il nous faut progresser, c'est sur la réalisation des exercices de simulation, la mise en condition réelle. Là on n'est pas bons du tout. On ne va pas assez loin, on ne va pas assez vite. Il faut mettre des budgets pour avancer concrètement, comme au Chili, au Japon ou en Nouvelle-Zélande. Voilà des pays référents qui font des choses qui sont vérifiables."

Pour aller plus loin :
Visitez le site du Plan séisme, le portail de prévention Réplik, ou celui de l'Institut de physique du Globe.

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