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L'État débloque 3,7 millions d'euros pour "traiter" les algues sargasses

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Algues sargasses
L'ampleur de l'invasion des algues sargasses en Martinique (Sud) ©E-drone Martinique
L'État débloque 3,7 millions d'euros pour soutenir l’effort des collectivités pour ramasser les algues sargasses, nettoyer le littoral et financer des projets opérationnels.
D'abord il a fallu faire face à l’urgence indique le préfet de Martinique. Il fait référence à la mobilisation de l’expertise des services de l’État (DAAF, DEAL et ARS) pour conseiller les maires. Le suivi de la situation sanitaire avec des mesures quotidiennes des taux de H2S. La quantification du phénomène avec 14 reconnaissances aériennes, au cours de ces derniers jours, par l'intermédiaire de l'hélicoptère de la sécurité civile, qui ont permis de cartographier les arrivées d’algues.

État et collectivités se serrent les coudes

Ensuite, l’État et ses partenaires des collectivités territoriales, ont mis en place "les bases d’une réponse globale et opérationnelle dans la durée". Cela s'est traduit par l'organisation de dix réunions de travail depuis août 2014 et la mise en place de quatre groupes de travail (ramassage, usage agronomique, traitement et suivi des mesures d’H2S). 

Afin de soutenir l’effort des collectivités pour ramasser les sargasses et nettoyer le littoral, l'État débloque 1,7 millions d'euros. Une somme mobilisée notamment dans le cadre de la politique d'insertion de l’État pour la création des "brigades vertes". Il s'agit de créer ateliers et chantiers d’Insertion crées en lien avec les EPCI CAP Nord et Espace Sud, pour aider les collectivités au ramassage des sargasses.

Financer des projets opérationnels

1,5 millions d’euros ont été mis à disposition par l’État via l’ADEME pour financer les projets retenus dans le cadre d’un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) lancé en Janvier 2015. Les projets retenus doivent permettre d’améliorer la collecte des algues.
 
*Près de 200 000 euros sont débloqués par l’État via l’ADEME en co-financement avec le conseil général et le conseil régional pour permettre l’installation par Madininair et l’ARS d’un réseau permanent de surveillance H2S.
 
*200 000 euros de Dotations d’Équipements des Territoires Ruraux (DETR) sont disponibles pour financer les besoins des communes en petits équipements, conclut la préfecture.


 

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