Nouvelle mobilisation pour les néo-titulaires

éducation
néo titulaires
Une délégation a été reçue par le Directeur de cabinet du Préfet, ce vendredi matin (25 septembre). Elle devrait rencontrer le représentant de l'Etat par la suite. ©FABRICE DEFREMONT
Des syndicalistes et des représentants politiques se sont rassemblés, ce vendredi matin (25 septembre), pour soutenir les néo-titulaires. Une délégation devrait être reçue dans l'après-midi par le Préfet. En attendant, le Lycée professionnel de Dillon s'est mobilisé pour une enseignante.
Une cinquantaine de syndicalistes et de représentants politiques ont accompagné les néo-titulaires, ce vendredi matin (25 septembre). Depuis la Maison des Syndicats à Fort-de-France, ils se sont rendus à pied jusqu'à la Préfecture. Il s’agissait de réclamer le maintien sur place de neuf néo-titulaires et de deux stagiaires.

La délégation a été reçue par le directeur de cabinet alors qu’elle demandait à voir le Préfet en personne, pour que des décisions concrètes soient prises. Finalement, elle rencontrera le représentant de l'État ce vendredi après-midi.

"Nos enfants de Dillon n'ont pas le droit d'avoir des titulaires ?"

Ce dossier des néo-titulaires continue de faire des remous dans différents établissements scolaires. Après le Lycée professionnel Montgérald du Marin, c'est autour du Lycée professionnel de Dillon, à Fort-de-France, de se mobiliser pour une enseignante. 

Élèves et professeurs se sont fait entendre. "Nous voulons la stagiaire devenue titulaire, ici, avec nous cette année", explique Philippe Suffrin, professeur de français. "Ça fait dix-huit ans que je suis à Dillon. J'en ai assez de voir des vacataires d'années en années, des stagiaires que nous aidons, que nous formons et on les envoie en France. Nos enfants de Dillon n'ont pas le droit d'avoir des titulaires ?"

Le Rectorat assure qu'un enseignant a été trouvé pour dispenser les cours dès la semaine prochaine. Mais cette annonce ne convient pas aux professeurs qui ont refusé de reprendre les cours.

Regardez le reportage de Sangha Fagour et Stéphane Sovillier :