Quand les classiques se lisent en créole

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Astérix en créole
Deux histoires du célèbre Gaulois ont été traduites en créole. ©MARTINIQUE 1ERE
Le créole est sur toutes les lèvres ce mercredi 28 octobre, journée internationale de la langue. Il se parle, il s'écrit et il se lit également. Des livres en français sont désormais traduits.
Il est sur toutes les lèvres ce mercredi 28 octobre, journée internationale de la langue et de la culture créoles. Le créole se parle, s'écrit et se lit également. Des livres en français sont désormais traduits, comme le Petit Prince. L'ouvrage de Saint-Exupéry devient Ti-Prins lan. Mais sa lecture demande de la concentration. "Je n'ai pas appris à lire en créole ni à écrire", reconnaît cette dame.
 
Au catalogue de Caraïbes édition, il y a des bandes dessinées choisies pour leur succès comme TintinLes Profs ou encore Titeuf. D'autres font des clins d'oeil à la culture locale comme Le Grand Fossé, édité à 15 000 exemplaires. "C'est le premier Astérix que nous ayons publié en créole", raconte Florent Charbonnier de Caraïbes édition. "Il a une particularité : il s'agit d'un village gaulois séparé en deux avec une partie gauche qui parle le créole de Guadeloupe et la partie droite qui parle le créole de Martinique. C'est très drôle. On colle à cette rivalité insulaire des deux îles soeurs que nous connaissons au quotidien".
 

Un pari risqué

Pour l'éditeur, le plus grand défi a été de faire accepter ces traductions. "C'est un pari risqué quand nous avons lancé les premiers ouvrages en créole", se rappelle Florent Charbonnier. "Les traducteurs qui ont collaboré sur ces ouvrages n'étaient pas sûrs de la façon dont ils allaient être reçus par les intellectuels, les universitaires ou le grand public. Nous avons eu de la chance que les premiers ouvrages soient bien accueillis". Quelque soit la publication, la traduction est confiée à des spécialistes. En créole martiniquais, Raphael Confiant est aux commandes. 

Aujourd'hui, le créole s'invite de l'école à l'université, en passant par les médiathèques. Pour l'instant, c'est une petite niche rentable mais son potentiel de développement est encore inconnu.

Le reportage de Delphine Bez et Olivier Nicolas Dit Duclos : 
La littérature en créole by martinique1ere