martinique
info locale

L'état d'urgence concerne aussi l'Outre-Mer

terrorisme
George Pau Langevin
George Pau Langevin au ministère des Outre-Mer à Paris ©FB Ministère OM
L'état d'urgence sera appliqué à l'Outre-mer, à partir de mercredi (19 novembre), minuit. La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, la Réunion ainsi qu’à Saint-Barthélemy et Saint-Martin sont concernés. Il devrait être prolongé pendant trois mois après le vote du Parlement.


Le ministère des Outre-mer l'a annoncé mardi soir (17 novembre). L'état d'urgence sera élargi à l'Outre-mer. Il doit entrer en vigueur ce mercredi (19 novembre) à minuit. Les cinq départements d'Outre-mer ainsi que Saint-Barthelemy et Saint-Martin sont concernés. "Dans un premier temps, il était logique que l'on se préoccupe de sécuriser le territoire hexagonal", justifie Georges Pau-Langevin, la ministre des Outre-mer. "C'est là que se situent les terroristes que l'on recherche. Mais à partir du moment où le projet de loi prévoyait de légiférer pour trois mois, il était cohérent que l'on instaure l'état d'urgence".

Écoutez ses explications recueillies par Angélique Le Bouter et Olivier Duflo : 

En revanche, au regard des spécificités géographiques des collectivités du Pacifique et de Saint-Pierre-et-Miquelon, le stade de vigilance "Vigipirate renforcé" reste maintenu. Par ailleurs, les renforcements des moyens destinés aux forces de police, de gendarmerie, des douanes et de la Justice s’appliqueront également dans l’ensemble des Outre-mer. 

Que permet cette mesure ?

L’état d’urgence accorde des pouvoirs élargis aux autorités civiles (préfets et Ministre de l’Intérieur) afin de garantir la sécurité publique. "Ce ne sont pas des mesures d'application immédiate sur des rassemblements par exemple. C'est la capacité de mobiliser des moyens juridiques qui permettent de faire face à des risques de trouble à l'ordre publique", explique Fabrice Rigoulet-Roze, le préfet de Martinique. 

L'état d'urgence permet notamment :
• D’interdire la circulation des personnes et d’instituer des zones de protection et de sécurité.
• Procéder à des réquisitions de personnes ou de biens.
• D’interdire des réunions ou manifestations.
• D’ordonner des perquisitions à domicile de jour comme de nuit.
• D’assigner à résidence toute personne dont l'activité se révèle dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics.
• D’ordonner la remise d’armes et de munitions.

Ce mercredi (18 novembre), le projet de loi, visant à étendre l'état d'urgence pour une durée de trois mois, a été présenté en Conseil des Ministres. Cette prolongation prendra effet à partir du 26 novembre, jusqu'à la fin du mois de février.
Publicité