Le second tour de l'élection présidentielle "serait prévu" le 24 janvier

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Elections en Haïti
Affiches des candidats Jovenel Moise (PHTK) et Jude Celestin (LAPEH) à Pétion Ville, Port-au-Prince, en décembre 2015. ©HECTOR RETAMAL/AFP
Après le 27 décembre 2015 et le 17 janvier 2016, pour le second tour de l'élection présidentielle, c’est maintenant le 24 janvier qui serait retenu pour sauver "in extremis" le système électoral défaillant d’Haïti.
Hier soir (mardi 5 janvier 2016) après une rencontre à huis clos entre le président d’Haïti, Michel Martelly et les membres du CEP, (Conseil Électoral Provisoire), la date du dimanche 24 janvier aurait été retenue pour l’organisation du deuxième tour de la présidentielle, des législatives partielles et des élections locales.

Accusations de corruption

Ce même jour, le CEP avait déclaré qu'il était impossible d’organiser les élections le 17 janvier comme le président l’avait annoncé en début de l’année. Mais à la sortie de la réunion avec Michel Martelly, le président du CEP, Pierre-Louis Opont, a affirmé être en mesure d’assurer le bon déroulement des élections crédibles dans un délai de moins de 2 semaines.

Mais le CEP a de graves problèmes de crédibilité. Dans son rapport, publié dimanche dernier (3 janvier 2016) la Commission d’Évaluation Électorale Indépendante a constaté des fraudes massives et de multiples irrégularités lors du premier tour de l'élection présidentielle le 25 octobre dernier. Le rapport a recommandé la démission des membres du CEP accusés de corruption.

L'avis du président Martelly est très attendu

Le département d’Etat des États-Unis a envoyé deux représentants spéciaux à Port au Prince pour rencontrer Michel Martelly et les deux candidats à la présidence : Jovenal Moïse, candidat soutenu par Martelly et Jude Célestin, son opposant. L’objectif américain c’est de sauver coûte que coûte le processus électoral en Haïti. Ban Ki Moon, le secrétaire général des Nations Unies se dit inquiet pour la stabilité politique en Haïti.

La communauté internationale insiste afin que le transfert du pouvoir au nouveau président, élu démocratiquement soit effectué impérativement le 7 février prochain, date prévue par la Constitution haïtienne. Il faut respecter également la date de la rentrée parlementaire du 11 janvier prochain car Haïti n’a pas eu de parlement fonctionnel depuis un an. Reste à savoir si Michel Martelly va répondre favorablement à cette nouvelle date proposée par le CEP..