La situation se détériore en Haïti avant le second tour de la présidentielle

politique
Manifestation en Haïti
"La semaine de la rébellion populaire", c'est le nom donné par l'opposition haïtienne aux manifestations qui se déroulent en Haïti ©DR
"La semaine de la rébellion populaire", c'est le nom donné par l'opposition haïtienne aux manifestations qui se déroulent en Haïti depuis le début de la semaine.
La rue haïtienne dit non au second tour des élections présidentielles et législatives annoncées pour ce dimanche (24 janvier). L'ambiance est tendue et il y a eu des accrochages entre manifestants et forces de l'ordre. Selon Assad Volcy du Platfom Petit Dessalines, il faut faire face au coup d’état électoral que le pouvoir de Michel Martelly est en train de préparer. 
Semaine tendue avant le second tour de la présidentielle en Haïti
Jude Celestin candidat à la présidence a annoncé qu'il se retire du second tour. Le rapport de la commission électorale indépendante a confirmé qu'il y a eu des fraudes massives au premier tour du 25 octobre. Mais les recommandations préconisées par la Commission n'ont pas été prises en compte comme Jude Celestin l'avait espéré. 
 
Le candidat de LAPEH (Ligue Alternative pour le Progrès et l’Émancipation haïtienne), refuse de participer à ce qu’il qualifie de "mascarade". Selon Célestin, l’État, le CEP (Conseil Électoral Provisoire) et la communauté internationale seraient les responsables de cette crise. "Ce qu’ils veulent faire le 24 janvier n’est pas une élection mais une sélection", dit-il.
 
De plus en plus de voix s’élèvent en faveur de l'annulation de ce second tour. Le sénat haïtien demande au Conseil Électoral d'abandonner cette élection. D'ailleurs, 4 des 9 conseilleurs électoraux ont démissionné. Les organismes d'observation du scrutin refusent de participer au second tour. Pour sa part, le président Michel Martelly, poussé par la communauté internationale, insiste pour que le scrutin ait lieu, coûte que coûte, ce dimanche 24 janvier 2016.