La fréquentation des salles de cinéma en Martinique est stable

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Une salle de cinéma (photo d'illustration) ©AFP
C'est Madiana qui le dit : 2015 a été un bon cru ! Les spectateurs ont été globalement aussi nombreux que les années précédentes, selon la direction. Une direction plutôt discrète sur son activité. 
Comment établir un bilan sans statistiques ? C'est la difficile équation que nous avons dû résoudre, face au refus du directeur général de Madiana, Daniel Robin, de nous communiquer les chiffres de fréquentation. Ce qui n'a pas empêché Francis Lapierre, responsable des achats, d'établir quelques tendances.

Les blockbusters américains plébiscités

Principal enseignement : La fréquentation des salles de cinéma est globalement stable depuis la création du complexe en 1998. Les différences d'une année à une autre sont infimes, "1 ou 2% de plus ou de moins", selon notre interlocuteur.

L'an dernier - dans le détail - c'est en avril et durant les grandes vacances que l'on a enregistré les meilleures affluences.

Faut-il s'en étonner ? ce sont les superproductions américaines qui constituent l'essentiel de la recette de Madiana. Les trois premières places sont occupées, dans l'ordre, par Fast & Furious 7, Star Wars (malgré deux semaines d'exploitation en 2015) et Jurassik World. A eux trois, ces films comptabilisent plusieurs dizaines de milliers d'entrées en Martinique en 2015.

Le prix du ticket en hausse ?

Avec ce nouveau bilan comptable jugé positif, la société peut garder la tête au-dessus de l'eau, continuant d'amortir, en partie, les investissements de ces dernières années, singulièrement, le passage au tout numérique qui a coûté près d'un million d'euros.

Mais l'entrée en vigueur, en 2016, de la TSA (Taxe Spéciale Additionnelle) pourrait tout changer. Appliquée depuis plusieurs années dans les cinémas de France hexagonale, cette contribution, dont le taux frôle les 11% dans l'Hexagone, risque de provoquer, chez l'exploitant local, des pertes évaluées, au moins, à plusieurs milliers d'euros.

A moins que le distributeur décide, pour compenser cette baisse, d'augmenter le prix de ses billets ? Interrogé sur cette possibilité, Francis Lapierre a préféré éluder la question, se contentant d'affirmer que les tarifs n'avaient pas évolué depuis trois ans.