Présidentielle en Haïti : Situation toujours bloquée

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Affiche électorale du candidat à la présidentielle Jovenel Moïse (PHTK) à Port-au-Prince, en décembre 2015. ©HECTOR RETAMAL/AFP
Les rues de la capitale haïtienne Port-au-Prince sont calmes après 8 jours d'émeutes. L'heure est à la réflexion. Comment diriger le pays sans président et avec un parlement incomplet ?
L'annulation du 2e tour des élections présidentielles et législatives du 24 janvier a laissé une vacance de pouvoir. La Constitution n'offre pas de réponse, il faut donc inventer, comme l’explique Jocelerme Privert, le Président du Sénat: "On essaie de chercher des solutions pour combler le vide présidentiel, pour éviter le dysfonctionnement au niveau exécutif et créer des conditions  pour que le calme revienne au pays avant d'organiser les élections". 

La semaine dernière il y a eu des manifestations violentes contre le régime de Michel Martelly et le Conseil électoral Provisoire, le CEP. Ils étaient accusés d'avoir truqué le premier tour des élections. Impossible donc pour Martelly de rester en poste après la fin de son mandat le 7 février.

L'urgence d'un consensus

Trouver un consensus est désormais urgent pour mettre en place un gouvernement provisoire et organiser des élections, sinon les émeutes risquent de se multiplier. Pour Evans Paul, Premier Ministre d’Haïti, "Il y a plusieurs cas de figure possibles mais il est évident que le deuxième tour des élections aura lieu seulement après que gouvernement de Martelly ai quitté le pouvoir le 7 février".

L'aide de la CELAC et de l'OEA

La crise politique en Haïti a été au centre des discussions au sommet de la CELAC, la Communauté Économique d'Amérique Centrale et de la Caraïbe qui se déroule actuellement en Équateur. Haïti a demandé l'intervention de la CELAC afin de l’aider à sortir de l'impasse. "Michel Martelly a demandé l'intervention de la CELAC parce qu'il y a un vide constitutionnel qui a généré de la violence. Et nous avons donc décidé d'envoyer une délégation de ministres des affaires étrangères pour essayer de débloquer la situation", explique Rafael Correa, Président de l'Équateur et Président de la CELAC.
L’Organisation des États Américains, sollicitée par Michel Martelly envoie également une délégation sur place. Pour l'heure aucune proposition n'a été formellement retenue pour remettre Haïti sur le chemin de la démocratie. 
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