Absence partielle de bus à Schoelcher et Fort-de-France : les usagers font les frais d'un dialogue social difficile

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Pas de transport en commun à Schoelcher ©Martinique la 1ère
Depuis 9 jours, les lignes de bus 104, 110 et 111, sont paralysées par un droit de retrait des chauffeurs de la société RDC, à l'appel de leur syndicat. Le patron de l'entreprise est exaspéré. (Re)voir notre reportage.

"D'habitude, à peu près toutes les trente minutes, je vois un bus... mais là, rien", constate désabusée une jeune femme en attente, quartier Fond Lahaye à Schoelcher 

Depuis le 6 septembre 2022, les chauffeurs de la société RDC (Rapides Du Centre), sont en droit de retrait pour réclamer le nombre de bus nécessaires sur leurs lignes, entre Schoelcher et Fort-de-France, sur le réseau du Centre Martinique.

Des pannes sont survenues récemment. "Nous empruntons des endroits accidentogènes. On ne peut pas se permettre de faire monter des bus dans n'importe quelle condition à Terreville, à La colline et surtout à Ravine Touza", plaide Fred Bauroy-Eustache, représentant de la CGTM de la société RDC.

Chauffeurs en droit de retrait
Chauffeurs en droit de retrait notamment sur les lignes de Schoelcher. ©Patrick Guitteaud

La direction a ignoré nos appels (14 septembre 2022) mais le 8 septembre dernier, le directeur de l'entreprise fustigeait le comportement des salariés en droit de retrait.

"Il n’est pas dans mes intentions de me soumettre à ce fonctionnement là. Je dis que la population en a marre, moi aussi en tant que dirigeant j’en ai marre de subir cette pression et ce chantage. Il faut que l’on travaille différemment", indique David Bernard, directeur général de la SETRAC (Société d'Exploitation des Transports de l'Agglomération du Centre).