Affaire Bel'Voyaj : le gérant et la directrice de la société sont passibles d'une condamnation pour abus de confiance

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Logo agence de voyage (FB)
Le logo figure sur la page Facebook de l'agence. ©FB Bel'Voyaj
Deux dirigeants de l’agence "Bel'Voyaj’ au Lamentin poursuivis pour arnaque. Le procès s'est déroulé ce lundi 7 février 2022, au tribunal de Fort-de-France. Une soixantaine de plaignants réclament des dizaines de milliers d’euros à l’agence de voyage. Le tribunal rendra sa décision le 7 mars 2022.

"Henriques Voyages" est le nom de la société qui exploite l'agence Bel'Voyaj, située au Lamentin. Cette agence proposait des circuits de rêve et des croisières à des particuliers et des comités d'entreprise. 

Une quinzaine de voyageurs devaient prendre l'avion le 22 juillet 2019 à destination de Cuba. Deux jours avant le départ, ils apprennent que les réservations n'ont pas été payées par l'agence"Bel'Voyaj". La mésaventure se renouvelle sur d'autres destinations pour d'autres groupes, pour des croisières, des sorties carnavalesques et quelques jours auparavant pour des billets achetés avec la formule "package complet" pour voir Kassav en concert à Paris.

L'agence est radiée du circuit professionnel

Les clients lésés, environ 70, déposent plainte au commissariat du Lamentin et dénoncent la non-réservation de billets d'avions ou de chambres d'hôtels, intégralement payés depuis plusieurs semaines. 

À la date du 7 août 2019, L'APST (Association Professionnelle de la Solidarité du Tourisme) a radié l'agence BelVoyaj pour des prestations non assurées et détournements de fonds.

Après des mois d'enquête le procès s'est tenu ce lundi 7 février 2022 devant le tribunal judiciaire de Fort-de-France. Le gérant et la directrice de la société sont jugés pour abus de confiance.

Réquisition : prison avec sursis pour le gérant et un an de prison ferme pour la directrice

Dans le box des accusés, une seule personne est physiquement présente, ce lundi, la directrice. Elle est déjà connue de la justice pour des faits similaires dans une autre société. Dans le déballage autour de cette entreprise, le gérant met directement en cause sa directrice d'agence, affirmant l'avoir licencié depuis le mois de juin, suite à une suspicion de détournements de fonds. 

Les enquêteurs ont mis en avant l'existence d'un système de cavalerie. Les sommes d'argent recueillies servaient en priorité à payer les dettes de la société. L'arnaque avoisinerait les 124 000 €.

Le ministère public a requis un an de prison avec sursis pour le gérant et 15 ans d'interdiction de gestion d'une société et pour la directrice, un an de prison ferme.

Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe de leurs clients. 

Le tribunal rendra sa décision le 7 mars 2022.