Agression de policier : le jeune homme mis en cause est condamné à des heures de travail général

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Militants rouge-vert-noir
Quelques militants devant le palais de justice de Martinique. ©Martinique la 1ère
Ambiance tendue ce vendredi après-midi (15 mai 2020) au Tribunal de Grande Instance de Fort-de-France pour la comparution d'un jeune homme suite à des échauffourées avec les forces de l'ordre au quartier Pelletier au Lamentin le 9 février 2020. Il a été reconnu coupable et condamné. 
Le jeune homme âgé de 20 ans est donc reconnu coupable à l'issue de cette audience. Il est condamné à 70 heures de travail général et l'indemnisation pour le préjudice subi par deux policiers et des frais d’avocats. En cas de défaillance, il devra effectuer quatre mois de prison ferme.
 

Une audience sous tension


D'un côté, à l’extérieur, des manifestants avec leur drapeau rouge-vert-noir à la main chantent au rythme des conques de lambis et des prises de paroles à l’extérieur du palais. De l'autre, l'entrée du Tribunal de Grande Instance de Fort-de-France, trois sections de la CDI (Compagnie Départementale d’Intervention), soit une soixantaine d’hommes de la police nationale, sont mobilisés...au cas où.
Policiers au palais
Le procureur de la République (Renaud Gaudeul, de dos) observe derrière les policiers massés devant le palais de justice. ©Martinique la 1ère
L’audience qui devait débuter à 14 heures a finalement commencé à 14h30.
Un retard qui s'explique par l'absence des avocats du prévenu. Maître Dominique Monotuka plaidait la cause des personnes qui voulaient assister au procès. Une demande qui lui a finalement été accordée. Ainsi, dix de ces persnnes ont pu accéder à la salle d’audience.
 

Le prévenu reconnaît en partie les faits


C'est donc à 15 heures que le prévenu est appelé à la barre. Il est le seul mis en cause pour rébellion, dégradation et outrage à agent de la force public. Il s'agit d'un père de famille dont le casier judiciaire comporte deux condamnations. Placé sous contrôle judiciaire, il comparaissait donc libre. 

Après lecture des faits par la présidente du tribunal, le prévenu a reconnu en partie les faits, mais conteste l’interpellation jugée musclée des policiers. 
 

Une intervention qui dégénère


Les faits s’étaient déroulés le 9 février 2020 à Pelletier au Lamentin. Des coups de feu avaient conduit les policiers à intervenir. Suite à l’interpellation d’un suspect, des personnes qui prenaient part à un after carnaval s’en sont pris aux forces de l’ordre.
Le responsable de la BAC (Brigade Anti Criminalité) avait reçu un pavé sur la tête. L’instruction de ce dossier est toujours en cours.