Assemblée de Martinique : c'est la guerre ou la paix ?

éditorial
Plénière CTM
L'assemblée de Martinique en séance plénière ©Martinique 1ère
Le calme est revenu pour la fin de la séance plénière de l’Assemblée de Martinique, après un climat houleux la veille (mardi 5 octobre). La raison semble l’avoir emporté sur la passion, le temps d’une journée. En sera-t-il de même pour toute la durée du mandat ?
Plus que cinq ans ! Il reste, en gros, cinq ans pour le mandat de l’Assemblée de Martinique, qui nous a offert ces deux derniers jours le spectacle d’un pitt où se défient dans un ladja pawòl (un festival d’incantations) les mètpyès (les acteurs principaux). Nous avons été habitués, lors du dernier mandat, à ces salves d’attaques et de ripostes succédant à une série de polémiques et contre-polémiques.

Ne généralisons pas : tous les élus ne s’adonnent pas à l’exercice, la plupart étant même sereins, surtout les femmes. Et puis, la seconde journée a été plus calme que celle de la veille.

Ne désespérons pas : les débats finiront par prendre de la hauteur, vu les défis à relever par la CTM, aux mains de laquelle la population a remis les clés  du pays. Parce qu’en vrai, les désaccords de fond entre les deux blocs sont quasiment inexistants.

D’un côté comme de l’autre de l’hémicycle, les relations avec le préfet et le gouvernement sont constructives et apaisées ; les grandes options sur le développement du pays sont complémentaires ; le débat sur le statut, traditionnel point de crispation entre les familles politiques, est provisoirement remisé au placard ; c’est l’une des bases de l’alliance entre les indépendantistes et la droite ; plus personne ne remet en cause notre appartenance à l’ensemble français et européen. La gestion de la collectivité devrait s’en trouver facilitée.

Puissions-nous assister à des séances plénières d’une assemblée qui ne pas doit pas être la chambre d’enregistrement des désidérata de la majorité, ni le réceptacle des passions politiques exacerbées. Et si les uns et les autres finissaient par se convaincre qu’ils peuvent travailler en harmonie ?

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