Plus de 300 morts, des centaines de blessés, dans le puissant séisme en Haïti selon les autorités

catastrophes naturelles
Dégâts du séisme en Haïti
Dégâts considérables dans le sud d'Haïti. ©Lenouvelliste
Plus de 300 morts dans le puissant séisme qui a frappé Haïti, annonce le directeur de la protection civile Jerry Chandler. Le Premier ministre Ariel Henry annonce avoir décrété l’état d’urgence pour un mois.

Un tremblement de terre majeur a réduit les bâtiments en ruines et a fait plus de 300 morts dans le sud-ouest d'Haïti samedi (14 août 2021), selon un bilan provisoire.

Les premières interventions, menées tant par les sauveteurs professionnels que par des membres de la population ont permis d’extraire de nombreuses personnes des décombres. Les hôpitaux continuent de recevoir des blessés.

Protection civile d'Haïti

 

Le séisme de magnitude 7,2 qui a été suivi d'une série de répliques a frappé à 8 km de la ville de Petit Trou de Nippes, à environ 150 km à l'ouest de la capitale Port-au-Prince, à une profondeur de 10 km, selon le centre américain de sismologie.

Jeremie et les Cayes ont été sérieusement touchées. Ce sont deux villes relativement importantes qui se trouvent sur la côte sud d’Haiti. 

Dans la grande ville la plus proche, Les Cayes (environ 126 000 habitants), deux habitants ont déclaré à Reuters qu'un grand hôtel et d'autres bâtiments s'étaient effondrés. "Les gens ont fui leurs maisons de peur qu'elles ne s'effondrent", rapportent des témoins.

Les médias haïtiens ont indiqué que certaines personnes le long de la côte, avaient déjà fui dans les montagnes.

Les habitants sont encore sous le choc d'un drame vieux de 11 ans. Plus de 230 000 morts et 220 000 blessés ont été recensés après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.

"Qu’avons-nous fait au bon Dieu ?"

 

Le tremblement de terre survient alors qu'Haïti est déjà plongé dans des crises politiques, humanitaires et sécuritaires entremêlées.

Le gouvernement est dans la tourmente, un mois après l'assassinat du président Jovenel Moïse, alors que des pans du pays sont confrontés à une faim croissante et que les services de santé sont débordés par la Covid-19.

L'accès à la région sud, où le séisme a frappé, a été restreint par le contrôle des gangs dans des zones clés. "Qu’avons-nous fait au bon Dieu ?", commente à haute voix une habitante.

Messages de solidarité des élus des Antilles-Guyane