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Ceregmia : Fred Célimène révoqué de l'enseignement supérieur

Le Cneser (Conseil de discipline de l'enseignement supérieur) a tenu une audience les 7 et 8 juin à Paris, dans le cadre de l'affaire du Ceregmia. Fred Célimène a été révoqué, Kinvi Logossah et Eric Carpin sont suspendus respectivement 5 ans et deux ans. 

Fred Célimène, ancien directeur du Ceregmia © Martinique 1ère
© Martinique 1ère Fred Célimène, ancien directeur du Ceregmia
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Le Cneser (Conseil national de l enseignement supérieur et de la recherche) s'est reuni les 7 et 8 juin à Paris au ministère de la recherche en audience d'appel. Le relevé de décisions arrêtées concerne l'affaire Ceregmia (Centre d'Étude et de Recherche en Économie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée) de l'université des Antilles.

La suite d'une précédente décision

Fred Célimène, ancien directeur de ce laboratoire de recherche de l'Université, soupçonné de malversations, a été révoqué. Cela veut dire que le professeur perd son poste, et son titre. Il ne pourra plus exercer dans une université. C'est la 3e fois dans l' histoire de cette institution qu'une décision extrêmement sévère est prise. La première décision semblable avait été prise sous Vichy, et il y a quelque temps au détriment d'un ex-président de l'université sud de Toulon.

Dans le relévé de décisions : Kinvi Logossah, son adjoint, est suspendu pendant 5 ans avec privation de salaire. Éric Carpin, autre dirigeant du Ceregmia, est suspendu 2 ans avec privation de salaire. Cette décision intervient suite à la procédure d'appel engagé par Corinne Mencé-Caster, la présidente de l'Université, . 

La section disciplinaire du Conseil d'Administration de l'Université de Toulouse 1 Capitole avait déja tranché dans cette affaire. Les 3 hommes comparaissaient les 9 et 10 juin 2015, devant le conseil de discipline de l'Université de Toulouse 1, la procédure ayant été dépaysée. Ils ont été entendus sur deux aspects du dossier. Les question liées à l'enquête judiciaire en cours, autour de supposés détournements de fonds européens et aussi des faits de harcèlement, insultes publiques ou encore violence morale. C'est ce point qui vaut aux trois hommes les sanctions prononcées à leur encontre.

Olivier Bureth avocat de l'Université des Antilles (entretien par téléphone Cécile Marre)

Pourvoi en cassation devant le Conseil d'État

Les décisions du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) statuant en matière disciplinaire peuvent faire l'objet d'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État dans le délai de deux mois à compter de leur notification. La personne déférée, le président ou directeur de l'établissement qui a engagé les poursuites en première instance, et le ministre chargé de l'enseignement supérieur peuvent former un recours en cassation devant le Conseil d'Etat.

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