Cinéma : les exploitants des Antilles-Guyane et de la Réunion craignent pour leur survie

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Une des 10 salles de cinéma du complexe Madiana à Schoelcher. ©Martinique la 1ère

Les cinémas d'Outre-mer dont Madiana en Martinique, s’associent à la demande de 800 professionnels qui réclament à l'État, la réouverture des salles obscures de l’hexagone, fermées en raison de la pandémie. Les exploitants des Antilles-Guyane et de la Réunion craignent pour leur survie.

Les salles obscures d'Outre-mer sont solidaires de la demande de réouverture des sites de l’hexagone, un appel lancé au gouvernement par 800 professionnels du cinéma, dans un texte commun publié dans le journal en ligne lemonde.fr, le 3 mars 2021.

Le cauchemar que vit l’industrie du cinéma, ses travailleurs et travailleuses, n’est pas tant celui de l’année 2020, mais bel et bien celui des deux, voire trois années à venir (…).

 

C’est l’avenir d’une profession qui est hypothéqué (…).

(lemonde.fr)  

 

Depuis le début de la crise sanitaire il y a un an ce mois-ci, "les salles de cinéma ultramarines sont en souffrance" affirment leurs exploitants.

Elles ont dû fermer leurs portes au public le 15 mars 2020, puis certaines ont rouvert en juin au sortir du premier confinement comme Madiana en Martinique, mais aussi en Guadeloupe et à la Réunion, tandis que d’autres ont dû attendre plus de six mois, comme en Guyane.

Fin 2020, certains de ces espaces ont été de nouveau fermés et une partie a fonctionné au ralenti.

"Aujourd’hui, nous pourrions nous réjouir d’avoir nos salles ouvertes en Outre-mer alors qu’elles sont fermées en métropole (…)", mais "il n’y a plus de films accessibles ou disponibles pour les salles de cinéma d’Outre-mer"  expliquent les circuits des îles.

Les salles de cinéma de métropole étant fermées, aucun distributeur national ne veut diffuser ses films sur la petite partie du territoire français que représentent nos DROM.

 

Un seul distributeur s’y est risqué pour son blockbuster, et seulement en Version Originale Sous-Titrée. Il s’agit de WARNER avec le film WONDER WOMEN 1984.

 

Tous les autres distributeurs préfèrent au mieux attendre, ou pire, sortir leurs films sur des plates-formes.

"La peur du piratage"

Sortir un film en Outre-mer est, pour certains distributeurs, pénalisant car la date de sortie devient le point de démarrage de la chronologie des médias dans toute la France ; quand d’autres mettent en avant la peur du piratage.

(Les exploitants d’Outremer)

 

Depuis plus de 4 mois, les salles des Antilles, de la Guyane et de la Réunion proposent "une programmation qui, sans renouvellement, affecte la fréquentation (...) et maintenir les cinémas ouverts devient quasi impossible à supporter économiquement", insiste le Syndicat des Exploitants des salles de Cinéma d’Outre-Mer.

Le SECOM demande donc lui aussi dans sa tribune solidaire, la réouverture des 2 046 salles de la France continentale.

 

Syndicat cinéma / SECOM
Le SECOM (Syndicat des Exploitants des salles de Cinéma d’OutreMer) réclament l'ouverture des complexes de l'hexagone. ©SECOM