Climat : 2021 sera-t-elle l’année la plus chaude de l’histoire de l’humanité ?

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Plage des Anses d'Arlet
L'une des plages des Anses d'Arlet. ©Guilhem Fraissinet

Parmi les sujets de préoccupation partagés sur toute la planète cette année, le réchauffement climatique. L’année 2020 a été déclarée l’une des plus chaudes jamais connues. Et dans notre minuscule île, nous sommes, bien évidemment, concernés.

Le chocolat est-il menacé de disparition ? Nous le vivons pas encore, mais d’ici à 2050, nos premières communions, les fêtes de Pâques et de Noël pourraient être célébrées sans cette denrée qui tend à devenir rare. Une catastrophe due au réchauffement climatique, de plus en plus aigu.

Dans son rapport sur l’état du climat, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) classe 2020 comme la troisième année la plus chaude de l’histoire, avec 2016 et 2019. Cet organisme prédit que la décennie qui s’ouvre sera la plus chaude que vivra l’humanité.

D’où la nécessité d’appliquer réellement l’Accord de Paris sur le climat signé en 2015. Quasiment tous les États ont convenu de limiter le réchauffement planétaire en dessous de 2 degrés Celsius par an, l’objectif étant de ne pas dépasser 1 degré et demi.

Rien ne dit que nous y arriverons. Les causes de l’augmentation de la température à la surface du globe sont loin d’avoir disparu. À savoir la pollution atmosphérique générée par l’industrie, les transports de toutes natures, l’agriculture intensive, l’urbanisation galopante.

L’homme menace la survie de l’humanité et le sait parfaitement. Il n’y a aucune raison que cela change tant que le modèle économique dominant demeure celui du productivisme.

Si nous ne changeons pas, le climat nous changera

 

La température continuera à augmenter et provoquera de sévères impacts écologiques et donc, humains. Pour revenir à notre exemple du chocolat, la production du cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana, les deux pays fournissant la moitié de la consommation mondiale, deviendra impossible. Dès aujourd’hui, leurs petits paysans viennent grossir le lot des réfugiés climatiques.

Ne disposant plus de ressources, ils s’installent là où ils pourront subsister, dans les grandes villes de leur pays ou à l’étranger. La tendance se confirme depuis 2012, date à laquelle l’ONU estimait à 250 millions le nombre de personnes contraintes de quitter leurs lieux de vie dans les trois prochaines décennies.

En Martinique, nous ne tarderons pas à compter les réfugiés climatiques. L’érosion du littoral et des berges des rivières semble inexorable. Ce qui impliquera que nos enfants risquent de ne pas pouvoir habiter là où nous vivons actuellement. Un défi supplémentaire supposant une mobilisation de chacun d’entre nous, au plus vite.

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